Trois histoires de sculpture


La première histoire me vaudra peut-être les foudres de Pierre-Louis Giannerini qui m’en voudra de souffler ici à Hervé Lucbéreilh une – mauvaise – idée… alors qu’il n’a en général pas besoin de mon aide. Tout le monde connait la sculpture érigée au débouché de la passerelle donnant sur le parc Bourdeu.

Sculpture passerelle

Le site de la ville d’Oloron nous la présente : « « Physiochromie pour Oloron Ste Marie » féerie de couleurs changeantes du Vénézuélien Cruz-Diez, l’un des inventeurs de l’Op-Art ». Les personnes imperméables à ce type d’art y voient un radiateur… mais passons. Lors d’une toute récente conférence, Pierre -Louis Giannerini nous a appris que son auteur était mondialement connu et que l’œuvre réalisée à Oloron valait selon toute vraisemblance plusieurs centaines de milliers d’euros. Réaction de plusieurs auditeurs dans la salle : « Il ne faut surtout pas le dire au maire, il serait capable de la vendre ». C’est vrai que quand on est capable de vendre une partie du patrimoine environnemental de la ville, la tentation de vendre le patrimoine culturel pourrait vous effleurer.

La deuxième histoire de sculpture va nous amener du côté de l’ancien lycée de la rue Adoue. Deux sculptures y ont été installées depuis quelques mois. Il semble que ce soit là l’amorce d’un musée en plein air. Excellente initiative. Qui va financer ? On sait le maire chaud partisan du partenariat public-privé. En l’espèce, aurait-il décroché le sponsoring du Géant Vert ? L’une des sculptures (cf photo) prend en effet de plus en plus la couleur de cette mascotte de l’industrie agro-alimentaire américaine.

Sculpture ancien lycée

 

La dernière histoire de sculpture nous fait monter au Parc Pommé. Deux lecteurs d’oloronblog ont une interprétation différente sur la présence de deux arbres sur le lit de verdure, œuvre de l’artiste roumain Alexandre Arghira dressée en haut du parc. L’un y voit le signe d’un défaut d’entretien quand l’autre pense qu’il s’agit là de l’œuvre d’un plaisantin. Pour les mettre d’accord, voici un extrait de l’explication de cette sculpture par le site internet de la ville d’Oloron : « Œuvre composite, assemblage hétéroclite d’éléments divers mais complémentaires : outils, pioches, roues, chaînes, etc. qui forment aujourd’hui un tableau harmonieux et plein d’humour. Œuvre écologique aussi avec deux pommiers à fleurs qui poussent sur les oreillers et une couette herbeuse qui recouvre le tout ». Donc les deux pommiers sont là depuis l’origine et leur présence n’est pas due à la seule fantaisie de la nature, mais à celle l’artiste.

Sculpture lit 2

Sculpture lit1
Photo d’Yves Cazaux

3 commentaires sur « Trois histoires de sculpture »

  1. Au temps pour moi pour le Parc Pommé. Les voies de l’art contemporain… C’est comme le « radiateur »
    Je sais que ce n’est pas le sujet, mais il y a aussi une « belle » sculpture dans les lacets du Biscondeau qui date d’un réaménagement de la montée en 2005 (il me semble). Avec mon fils on l’appelle « Catastrophe »… Normal vu sa tête (bicéphale de plus)… MAis on l’aime bien, comme on aime bien les branches de l’arbre qui s’y trouve, et on joue a deviner la couleur des voitures qui arrivent, assis sur le banc à disposition. Quand est-ce qu’un chemin de découverte des lieux d’Oloron sera de nouveau remis en fonction pour profiter de ces petits lieux accueillant de notre petite ville ?

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  2. La sculpture de Diez n’est pas une physio grimpe mais une physichromie , mais je préfère le terme d’art cinétique qui est plus compréhensible . Par ailleurs c’est vraiment une belle œuvre que nous avons la chance de posséder et surtout bien intégré .

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  3. Tiré du site de l’artiste : « Ce sont des structures qui révèlent des conditions et des comportements différents de la couleur. Elles se modifient en fonction du déplacement du spectateur et de l’intensité de la lumière ambiante, en projetant la couleur dans l’espace pour créer une situation évolutive de couleur additive, reflétée et soustractive.

    Les Physichromies réagissent comme des « pièges à lumière », dans un espace où différentes trames de couleurs entrent en interaction. Ces trames se transforment mutuellement, générant de nouvelles gammes chromatiques qui n’existent pas sur le support. La couleur envahit ainsi l’espace contenu entre les lames verticales qui présentes sur la totalité de l’œuvre, et agissent comme des modulatrices de la lumière. De plus, sous l’effet du déplacement du spectateur ou de la source lumineuse, une série de variations chromatiques se crée au sein de l’œuvre, similaire à celle observée dans l’espace réel du paysage.

    C’est de ce jeu de la couleur lumière, de la couleur physique, que les Physichromies tirent leur nom. »

    On mourrira moins idiot. 😉

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