Déviation du Gabarn : les commerçants reçus par le maire le 29 mars


Il y a quelques jours, j’évoquais ici l’inquiétude que suscitait chez les commerçants oloronais la prochaine mise en service de la liaison Gabarn – Pont Laclau, premier tronçon du contournement d’Oloron. Les commerçants craignent de perdre ainsi une part non négligeable de leur clientèle potentielle. Ils voient dans la future déviation non pas une voie de désenclavement d’Oloron, comme le soutiennent certains élus, mais une voie d’évitement d’Oloron.

Que ne s’en sont-ils souciés plus tôt ? Dès le lancement du projet de déviation, il était prévisible qu’une opération visant à désengorger l’entrée de ville d’une bonne partie de sa circulation (certaines études parlent de 80% de réduction dans le quartier Notre-Dame) aurait une répercussion sur le commerce de centre-ville et sur l’animation (je ne parle pas des bouchons des heures de pointe) du quartier Notre-Dame. Les dirigeants du Patro de Notre-Dame en avaient d’ailleurs fait part aux élus il y a de cela plusieurs années. Mais leurs remarques sont restées sans effet.

Mais, comme on dit, mieux vaut tard que jamais. Les commerçants viennent de demander de rencontrer le maire. Qui leur a répondu dans la foulée en leur donnant rendez-vous le 29 mars à 19 heures 30. Un rendez-vous, très bien ! Mais pour quoi dire, pour quoi faire ? Si c’est pour donner aux uns l’occasion de se lamenter tandis que les autres feront valoir le peu de moyens dont ils disposent pour répondre à leurs attentes, ce sera temps perdu pour tout le monde.

Il me semble que les uns comme les autres, élus comme commerçants, doivent avancer des solutions. Et il y en a un certain nombre qui méritent d’être étudiées : interdiction des poids-lourds rue Jéliote, mise en place de chicanes dans cette même rue pour casser la vitesse, installation à chaque entrée de la ville (Jéliote, gare etc.) d’une signalisation appropriée permettant aux automobilistes de passage de discerner les principaux points d’intérêt de cette entrée (coeur historique, commerces etc.).

Mais il s’agit là de mener une réflexion d’ensemble et non de prendre des mesurettes au coup par coup. Et quand on dit « réflexion d’ensemble », cela veut dire que doivent être autour de la table toutes les parties intéressées : commerçants, mairie, mais aussi CCPO et…. techniciens. Car si ces derniers n’ont pas à décider (c’est là le rôle des élus), leur avis peut être intéressant.

Alors, en cette soirée du 29 mars, la fumée blanche s’échappera-t-elle du toit de la mairie, tel un soir de conclave au Vatican ? Ou bien tout le monde se quittera-t-il dans un constat d’échec et d’incapacité partagé ? Le blogueur veut rester optimiste… à la condition que l’on en soit aujourd’hui au stade d’une prise de conscience générale que l’on a déjà presque trop attendu.

Post-scriptum qui n’a pas directement à voir avec ce qui précède : La République consacrait ce matin tout un article aux projets de parkings dans la ville. C’est peut-être l’heure de ressortir des tiroirs de la mairie, non pour le réaliser dans l’immédiat, mais pour y réfléchir et, pourquoi pas ?, recueillir l’avis des Oloronais, le projet de création d’un parking de 150 places du côté de la place de Jaca.