Présidentielles 2017 : Jean Lassalle, député d’Oloron, ira-t-il au bout de ses intentions ?


Jean Lassalle, notre député d’Oloron, a donc décidé, après Jean Saint-Josse et François Bayrou, de représenter le Béarn dans la course présidentielle. Parviendra-t-il déjà, comme ses deux prédécesseurs l’ont réussi (le premier en 2002, le second en 2002 et en 2007), à intégrer la liste des partants du 1er tour ? Les paris sont ouverts.

Vis à vis du Jean Lassalle « homme politique », j’ai une opinion que l’on pourrait qualifier de centriste :ni pour, ni contre.

Comparé à la plupart de ses congénères, il présente des qualités indiscutables :

  • une vive intelligence au service d’un esprit libre et parfois imprévisible. Libre et parfois imprévisible, voilà qui nous change de tous ces spécimens formatés et technos qui encombrent le microcosme politique. Et je ne vise pas là que Bruno Le Maire
  • une détermination et une ténacité dans ce qu’il entreprend que pourraient lui envier bien des politiques prêts à adapter leurs idées à la mode du moment ou à la moindre pression de leurs concitoyens. Et je ne vise pas là que François Hollande
  • une simplicité, une empathie, un sens du contact (tutoiement et poignée de main pour les hommes, bise sur chaque joue féminine passant à sa portée) qui nous changent de la froideur, de l’arrogance et du mépris de beaucoup de politiques (et de hauts fonctionnaires) passés par le moule de l’ENA ou de Sciences Po. Et je ne vise pas là qu’Alain Juppé
  • un humour, c’est à dire une aptitude à rire de soi-même qui nous éloigne de l’ironie, c’est à dire de la capacité de rire au dépens des autres dont certains sont coutumiers. Et je ne vise pas là que Nicolas Sarkozy

Voilà pour le côté pile. Et le côté face ?

  • Jean Lassalle n’est pas un homme de dossiers. C’est bien beau d’être un politique qui bat la campagne, qui aime aller à la rencontre des autres, les écouter. Mais qui peut ambitionner de diriger la France, un petit pays situé dans un espace plus grand qui s’appelle le monde, s’il n’a pas de notions plus qu’élémentaires dans les domaines de l’économie, de la défense, de la politique étrangère etc. ? Ce n’est pas faire injure à notre député d’Oloron que de considérer qu’il a quelques lacunes dans toutes ces matières.
  • Jean Lassalle est un rancunier. Bien qu’il s’en défende, on ne m’ôtera pas de l’idée que la principale motivation de sa mise sur les rangs de la course présidentielle réside dans son envie de faire payer à Alain Juppé  le refus du maire de Bordeaux de prendre en considération le désir du natif de Lourdios-Ichère de prendre la tête de la liste droite-centre lors des dernière régionales en Aquitaine – Poitou-Charentes- Limousin. Peut-on bâtir sur la rancune ?

Alors ? Ira ? Ira pas ? La route est encore longue jusqu’au printemps 2017. Elle sera semée d’embûches que la détermination et l’obstination d’un homme, eût-il l’entêtement béarnais chevillé au corps, l’eût-il déjà prouvé à maintes reprises, ne seront peut-être pas de nature à surmonter. Je parie que cette velléité de se présenter se résumera pour Jean Lassalle à « Un petit tour et puis s’en va ». Mais mon absence totale de sens politique me permet de revendiquer le droit à l’erreur de prédiction.

5 commentaires sur « Présidentielles 2017 : Jean Lassalle, député d’Oloron, ira-t-il au bout de ses intentions ? »

  1. Ce portrait est correct. Mais le candidat LASSALLE retirera sa candidature au dernier moment pour éviter au candidat de droite d’être éliminé dès le 1er tour. Il monnayera son ralliement au dernier moment. En échange, il pourrait obtenir un strapontin au Gouvernement ou même une place de sénateur. Je le vois mal réussir une réélection de député.

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