Une rumeur locale à démentir au plus vite de manière officielle


Une rumeur agite en ce moment le monde du commerce oloronais, en particulier du côté du quartier Notre-Dame. S’agissant d’une rumeur, l’emploi du conditionnel sera très sollicité dans les lignes qui suivent. Cette rumeur prête à la mairie d’Oloron l’intention de mettre la rue Jéliote à sens unique dès que la déviation à partir du Gabarn sera en service. En clair, les véhicules ne pourraient plus emprunter la route actuelle dans le sens rond-point du Gabarn – place de la Résistance.

Ce bruit aurait pour origine une réunion de commission du Conseil économique, social et environnemental local (Cesel). Au cours de cette réunion, un technicien de la commune aurait présenté aux participants des plans du projet. L’objectif serait de faire du secteur de la gare l’entrée principale de la ville d’Oloron en venant de Pau.

Membre du Cesel moi-même, je peux simplement témoigner que jamais ce projet n’a été évoqué lors de l’une des réunions plénières de notre Conseil, jamais ce projet n’a été évoqué au cours des réunion de la commission à laquelle j’appartiens (il est vrai que j’appartiens à la commission Patrimoine), jamais un autre membre du Cesel ne m’a fait part d’un tel projet. Mais ce n’est que mon témoignage.

Il n’empêche : l’ »information » se propage. Les commerçants et les habitants en général craignent d’assister à une mort lente du quartier Notre-Dame si une telle mesure venait à se concrétiser. Un démenti officiel « de qui de droit » serait donc de nature à apaiser nombre d’inquiétudes. Un démenti rapide. Le silence des autorités locales serait en effet de nature à entretenir cette rumeur et à l’accréditer.

13 commentaires sur « Une rumeur locale à démentir au plus vite de manière officielle »

  1. Moi qui suis un « néo-Oloronais », je peux témoigner que nous fuyons littéralement le Quartier Notre-Dame, pour ce qu’il est de cette circulation épouvantable, avec ces semi-remorques espagnols et autres, ces automobilistes pressés de partir ou rentrer du boulot, etc. Les seuls moments où nous fréquentons ce quartier : le marché du Vendredi, et les événements autour de la Mairie… Alors, nous nous garons soit sous la halle, soit à la Médiathèque ou au CIAP. Jamais du côté de Notre-Dame, car c’est impossible…
    L’éventuelle mise à sens unique de la rue Jéliote permettra de supprimer une partie du trafic routier à cet endroit, le rendant plus propice aux flâneries et aux découvertes de son riche patrimoine.
    Par exemple, monter la Place Gambetta jusque la rue Marcadet, pour découvrir la beauté de la ville si près de la montagne…
    Mais je dis ça, je ne suis pas un Béarnais de souche…

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  2. Les « néo-Oloronais » ont autant droit à la parole que les Oloronais de souche.
    Vous avez raison, à certains moments de la journée, il ne fait pas bon habiter le quartier Notre-Dame. Mais, si tant est que ce projet de sens unique existe, n’existe-t-il pas des solutions moins radicales ? Par exemple interdire la rue Jéliote à la circulation des poids-lourds en transit ? Et mise en place d’une signalétique,au rond-point du Gabarn qui permettent aux automobilistes de savoir que l’entrée par la rue Jéliote leur permet avant tout d’accéder plus facilement au « coeur historique d’Oloron » ?

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  3. rumeur « effet maire » ou pas.?….elle ne sera sans doute qu’éphémère
    à moins qu’un nouveau référendum ne se profile (de camions) à l’horizon

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  4. Bonjour
    J’ai appartenu à la commission aménagement qui a vocation (normalement) à parler d’aménagement locaux. Les sujets actuellement débattus sont les entrées de ville et principalement celle(s) de Notre-Dame étant donné l’ouverture prochaine d’une déviation. Les services techniques à la demande de cette commission ont présenté diverses pistes d’aménagement du quartier mais aussi d’Oloron en général. Plusieurs idées ont fusé et il a été dit dans la discussion générale que cette rue Jéliotte pouvait aussi être mise en sens unique (sans en préciser le sens) avant que l’idée ne soit immédiatement étouffée dans l’oeuf (par moi entre autre). Il a plutôt été évoque l’idée d’un réaménagement cette rue (trottoirs, réduction de la largeur de la voite). Et je dois dire haut et fort que l’idée de sens unique ne sont que des PAROLES EN L’AIR. Rien à ce jour concernant cette mise en sens unique n’a été concrétisé, ni évoqué, ni quoique ce soit. Il est clair qu’il ne s’agit que d’une rumeur.
    Mais d’où viendrait subitement cette rumeur ? Dernièrement certains commerçants du quartier Notre-Dame se sont enfin rendus compte que le fait de supprimer 80% de la circulation dans notre quartier allait gréver leur chiffre d’affaire au motif : moins de passage moins de clients. Cela ne touche pas uniquement le quartier Notre-Dame puisqu’en définitive, une grande partie de la circulation en provenance de la rue Jéliotte va inévitablement emprunter le pont « rouge ». Donc, tous les commerces sur le passage vont être impactés.
    Depuis plus de quatre ans, j’attire l’attention des « politiques » locaux sur le fait que détourner totalement la circulation de ce quartier aura un impact désastreux tant sur le plan social que commercial. Je me souviens d’un réunion publique en Mairie (avant le début des travaux de la déviation) sous la mandature Uthurry où j’avais posé la question de savoir si une étude avait été faite sur l’impact néfaste que pourrait avoir une telle déviation sur notre quartier. J.E . Gaillat m’avait répondu en me parlant d’Oloron au moyen âge… Bref !
    C’est pour cela aussi que j’ai participé à la commission aménagement du Cesel (je l’ai abandonné depuis pour multiples raisons). J’ai demandé que l’entrée de ville en venant de Pau ne soit pas uniquement le rond point de Goès comme prévu, et que l’on indique dès le rond point les différentes options : entrée de ville par la gare et entrée de ville par coeur historique ou quartiers historiques. Bien entendu la déviation doit impérativement absorber le trafic poids-lourds.
    Mettons à la place d’un Oloronais. Arrivant au rond point d’entrée de ville, connaissant les lieux, il prendra ou ne prendra pas la déviation (s’il va vers Goès ou vers Sègues, il y a fort à parier qu’il prendra cette déviation, s’il va ailleurs, je pense qu’il continuera à passer par Notre-Dame). Mettons nous maintenant à la place d’un touriste (ou d’une personne de passage). S’il voit marquer sur le rond point « espagne ou bayonne », il prendra la déviation, arrivera au niveau du pont Laclau, continuera son chemin au plus rapide et finira sur le parking de Leclerc où il achètera sa baguette et son jambon avant de quitter les lieux. Bilan, il n’aura pas été invité à entrer en ville (encore moins à y rester) ou s’il l’a été, ça n’aura été que trop tard. Que l’on ne me fasse pas croire (pour avoir beaucoup roulé en voiture en France) que les panneaux indicateurs placés sur des rocades incitent les gens à entrer en ville et à visiter sauf si bien entendu c’est leur destination.
    Voilà j’ai été un peu long mais connaissant bien ce sujet je me félicite de ce cette rumeur qui provoquera enfin un débat sur le plan de circulation de notre ville. Pour en terminer, lors de cette fameuse réunion publique, un représentant du département avait estimé à 12,5% du flot actuel de circulation, le flot passant par Notre-Dame après ouverture de la déviation… Et à moitié moins lorsque la Gabarn Gurmençon sera effective… Dormez en paix, d’ailleurs bientôt à Oloron nous ne pourrons plus faire que ça ! et j’en termine par une question que je me pose : Tout le monde parle de désenclavement, mais pour désenclaver une partie du territoire, est-il logique d’en isoler une autre ?
    Bonne fin de week-end

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    1. Je suis d’accord avec M. CAZAUX sur les problèmes que pose une déviation de la circulation pénétrante dans une ville, au regard de ses activités commerçantes.
      M. CAZAUX évoque son quartier Notre-Dame. Mais que dire des activités de l’agglomération oloronaise dans son ensemble, si la déviation Gabarn-Gurmençon se faisait?
      En septembre 1995, (21 ans!!!) a été présenté un « dossier de consultation de l’avant-projet sommaire » de la Pau-Oloron où cette déviation est présentée (page 43) comme « une voie d’évitement d’Oloron », car c’est bien de cela qu’il s’agit: éviter Oloron pour passer au plus court à 2 km du centre-ville, au grand dam des activités touristiques et commerciales de ce centre-ville.
      Actuellement, on lit « désenclavement » sur les panneaux municipaux ??!! Il y a maldonne!
      De plus cette voie d’évitement, avec son rond-point giratoire au sud de Bidos, privera le lycée agricole de Soeix de 10 ha de bonnes terres à fourrage, remettant en cause le projet pédagogique de l’établissement et la pérennité de 4 emplois de la section activité agricole.
      En 1997, M. BALLADUR, alors Premier Ministre avait dit: « …un bon projet n’a pas de problème de financement… » Il faut croire que celui-ci est très, très mauvais!!

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  5. Merci de ces informations puisées à la source, Monsieur Cazaux. Il y a d’évidence une réflexion d’ensemble à mener. Est-ce au niveau du Cesel ? Pourquoi pas ? Mais elle ne peut être menée au seul niveau de cette instance. Les élus doivent aussi y réfléchir. Est-ce le cas ?

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  6. Les élus ne semblent pas être sensibilisés à ce problème. Le comité de quartier pour en avoir parlé plusieurs fois ne semble pas s’intéresser à ce genre de préoccupations (peut-être qu’en laissant des poubelles au milieu de Jeliotte on finirait par en parler (humour)), le Cesel n’est qu’un organe consultatif et cette commission ne regroupe pas que des commerçants et résidents du quartier. Dès lors, le plus rationnel serait que représentants des commerçants, des résidents, associations locales et surtout élus se réunissent autour d’une table et mettent à plat tout ce qui pourrait toucher à la mise en place d’une déviation (démocratie participative ?)… Et surtout ne pas faire une grande messe généraliste…

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  7. Une question dont je ne connais pas la réponse : est-ce que dans le dossier d’enquête publique de la déviation on pouvait trouver un chapitre sur les incidences d’un tel projet sur les plans économique touristique, social etc. ? Si oui, ce chapitre apportait-il déjà des réponses aux questions qui sont soulevées aujourd’hui ?

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  8. Je ne sais pas si l’enquête publique effectuée à l’époque avait un chapitre sur le sujet… D’autant que l’enquête publique doit dater de Mathusalem…

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  9. Le problème d’une ville pour faire vivre les commerçants n’est pas d’avoir un flot de voitures et de camions en son centre, mais d’avoir bonne réputation et de l’attractivité. Qu’y a t-il à faire le soir à Oloron ??? Et le week-end ??? Qu’y a t-il à voir qui soit clairement indiqué pour des touristes ??? Quand je suis arrivé dans le Béarn, c’était à Pau. Quand j’ai discuté avec des palois sur mon idée de me rapprocher d’ici, on m’a clairement dit qu’Oloron était une ville sans intérêt (avis que je ne partage pas, bien sûr). Il y a des gens intéressants ici, notamment au niveau artistique, mais comme il n’y a rien pour eux… ils vont à Pau. Quand les municipalités successives et la com-com auront pris conscience de ce qu’il faut faire pour rendre un territoire attractif, peut-être que ça changera… On peut rêver… Je vous donne un exemple : la très jolie Villa du Pays d’Art et d’Histoire. Jolie rénovation, accueil sympa, mais au final, il s’y passe quoi ??? Même pas un programme à trouver sur le site de la ComCom. La médiathèque ? Quand quelqu’un reverra les horaires et réactualisera le fonds, on aura progressé. Je ne dis pas qu’il ne se passe rien, mais on est loin du compte pour donner aux touristes et autres béarnais l’envie de s’arrêter. Je repense au Parc Pommé avec son lit géant… sur lequel pousse un arbre faute d’entretien et de mise en valeur. D’ailleurs combien d’oloronnais connaissent ce parc ? La petite maison à l’entrée pourrait être louée à un petit restaurateur (au lieu de ruiner ceux qui sont autour du jardin public… et non je ne vais pas reparler d’un café-librairie ! lol), bref, animer dans le sens littéral, c’est à dire donner vie.

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    1. Tout à fait d’accord mais en attendant, ce n’est pas en détournant le flux d’éventuels clients que l’on va dynamiser l’économie locale. Le projet de redonner de l’intérêt à Oloron est un projet à long terme. Celui de l’ouverture de la première déviation est imminent… et fera perdre encore un peu plus d’intérêt à cette ville… Quant au lit géant, chacun en pense ce qu’il en veut… Je passe au parc Pomme tous les jours. Je n’y ai jamais rencontré quelqu’un qui trouve cette oeuvre intéressante à cet endroit… et puis c’est pas un arbre mais 2 qui sont sur ce lit et je pense qu’ils n’ont pas poussé d’eux mêmes mais qu’ils y ont été plantés… je vérifierai rapidement.

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  10. Bonjour
    Je viens du Parc Pommé. Il y a bien deux arbres sur le lit. Il s’agit de cerisiers qui ont « poussé » à égale distance des deux côtés du lit. Je pense qu’effectivement ils ont été plantés.

    Bonne journée

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