La route qui mène (presque) quelque part


Il y a de cela un an, à un jour près, oloronblog publiait un article sur « La route qui ne mène nulle part ». J’évoquais là ce tronçon de voie de 920 mètres de long qui partait depuis le rond-point Bordelongue et s’arrêtait au pied des coteaux du Gabarn. L’amorce en quelque sorte de la future déviation Gabarn-Gurmençon.

Depuis, le chantier a bien avancé, même si la voie reste encore fermée à la circulation. Des norias de camions ont transporté sur place les milliers de mètres cubes de remblai nécessaire pour rattraper le niveau avec l’actuelle route de Pau, où le raccordement est fait avec le rond-point dit du Gabarn. Reste à souhaiter que ce remblai soit suffisamment stabilisé pour ne pas s’affaisser au fil du temps. Mais gageons que toutes les précautions ont été prises par les techniciens. Ci-dessous, quelques photos prises ce matin.

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Coût total de cette opération de terrassement, assainissement et couche de forme attribuée après appel d’offres à l’entreprise Laborde : 3 910 000 €. L’entreprise termine aujourd’hui sa prestation. Restent maintenant tous les travaux de finition et, en particulier, le revêtement de la route. L’appel d’offres pour cette seconde partie de l’opération n’a pas encore été lancé. Il n’est même pas dit que le Département, maître d’ouvrage, a prévu à son budget les crédits indispensables à la réalisation de cette seconde phase.

 Inf’Oloron annonçait l’ouverture de la liaison Gabarn-Pont Laclau pour le printemps 2016. Nous y sommes. Vu le retard pris (et la mairie d’Oloron n’y est pour rien), il est peu probable que ce nouveau tronçon soit ouvert avant de longs mois, voire avant le début de l’année 2017.(Actualisé le 14 mars : en fait le Département a inscrit un crédit de 2 220 000 € à son budget primitif 2016 pour cette liaison Gabarn – Pont Laclau. Gageons qu’ils seront de nature à boucler l’opération avant la fin de l’année)

Post-scriptum qui n’a rien à voir avec ce qui précède : où l’on apprend qu’un club de football limitrophe d’Oloron ne disposant pas d’un terrain équipé d’un éclairage homologué, avait sollicité notre commune la mise à disposition du stade Pierre-Guiraud. Réponse favorable de la mairie…. moyennant le versement de 450 € de frais d’entretien dont le club aurait été bien en peine de s’acquitter . On est ému devant la générosité et le sens de la solidarité qui animent nos élus vis-à-vis de ses voisins. Un conseil désintéressé au maire d’Oloron : s’il veut avoir quelque chance d’être élu président de la nouvelle communauté de communes en janvier prochain (on lui prête quelques ambitions dans ce domaine), il s’y prend bien mal pour s’attirer les bonnes grâces des villages alentours.

7 commentaires sur « La route qui mène (presque) quelque part »

  1. 3.910 000 millions pour 950 m (travaux non terminé) Mr Manaut à raison la route coûte beaucoup moins cher que la voix ferrée… mais bon, rien n’est assez bon, pour la voiture (tant qu’il y a du pétrole)…

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  2. C’était 920 mètres avant qu’ils attaquent la rampe vers le rond-point du Gabarn. Maintenant la longueur de la voie doit faire de l’ordre de 1,5 kilomètre. Mais le résultat final est identique : c’est moins cher que la voie ferrée 🙂

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  3. Il ne faut pas opposer voie ferrée et voie routière. Les deux sont complémentaires. Et pour tout dire, je reconnais que le train dispose d’immenses vertus: confort, sécurité, vitesse . A condition que la construction de la voie ferrée corresponde à une nécessité, et au minimum à une demande et surtout à une fréquentation. Sans quoi, ce n’est pas un service public, mais un gaspillage d’argent public. Un peu à l’image d’une piscine dans un village qui accueillerait 1 ou 2 baigneurs par jour ou par semaine.

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  4. Tiens, encore un bon exemple. C’est comme la piscine d’été de Lacommande, qui si on part de ce principe ne devrait attirer que quelques gamins du village… Mais bizarrement, la piscine est pleine tous les après-midi… Peut-être que parfois l’opportunité créé le besoin…

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  5. @Bertrand
    Vous citez l’exemple d’une piscine très fréquentée désormais pour dire que c’est l’opportunité de sa construction qui en a créé le besoin pour la population. Vous faites allusion à la construction de la voie ferrée en Vallée d’Aspe qui entraînerait un service très attendu si on suit votre réflexion. Malheureusement, cela ne se passera pas comme çà . Cela se terminera comme pour les portiques de l’écotaxe où nous allons trouver des partisans pour considérer ce gaspillage comme un succès en créant momentanément des emplois pour construire les portiques, les implanter , puis les démonter.

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  6. @Bertrand
    Je ne suis pas devin. On ne peut nier la création d’emplois dans la construction,le montage et et le démontage des portiques de l’écotaxe. Il en est de même pour les emplois provisoires créés dans la reconstruction de cette voie ferrée. C’est vrai, avec nos impôts on peut financer l’emploi d’une personne pour faire un trou, financer l’emploi d’une autre personne chargée de reboucher le trou. Puis aussi, rémunérer l’emploi d’une troisième personne chargée de la surveillance de ces travaux inutiles. Il ne faut pas être devin avec le constat de ces créations d’emplois.

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