Deux banderoles, deux poids, deux mesures


Banderole déviationAvertissement : ce billet est un clin d’œil, rien de plus, rédigé par un blogueur qui (le croira-t-on ?) ne critique pas l’initiative municipale illustrée par la photo ci-dessus

La mairie vient de lancer une grande opération de communication avec affiches, banderole et point presse pour rappeler le Département à ses engagements dans le financement de la déviation Gabarn-Gurmençon. D’après le maire c’est d’ailleurs là la plus grande campagne de communication jamais effectuée par la commune d’Oloron. Il ne reste plus qu’à souhaiter qu’elle porte ses fruits. Sinon nos finances communales déjà mal en point auront été dilapidées en vain.

Une très forte majorité d’Oloronais est soit parfaitement indifférente, soit favorable à ce projet de déviation. Mais il en existe également une fraction, Martin Rieussec en tête, qui y est opposée. Souvenons-nous de la campagne de communication (encore une) orchestrée par ces derniers pour demander l’organisation d’un référendum qui auraient permis aux citoyens de se prononcer pour ou contre le projet.

La banderoleCes opposants avaient déployé une banderole(photo ci-contre) sur un bâtiment privé de la place Mendiondou pour appeler à ce référendum. Le maire avait prestement fait arracher cette banderole par ses services au nom de l’application d’un obscur article du Code de l’environnement. Quelques mois plus tard, il déroule sur le balcon de la mairie une banderole longue comme une séance de conseil municipal.

Je serais à la place de Martin Rieussec et de ses amis, je l’aurais mauvaise. Constater que les « pour » déviation s’arrogent tous les droits, même celui d’apposer un message sur le fronton de la mairie, mairie qui est la maison de tous (même des « contre » déviation), cela finirait par me faire douter du principe de neutralité qui s’impose aux services publics. Alors, deux poids, deux mesures ? Ainsi va le monde… même à Oloron.

Post-scriptum qui n’a rien à voir avec ce qui précède : le 11 mars prochain, le Trésorier (appellation correcte du percepteur) et les services financiers de la ville présenteront aux membres du Cesel ce qu’est un budget municipal. Cette réunion d’information a été élargie aux membres des comités de quartiers. Cerise sur le gâteau, les conseillers municipaux y sont aussi conviés. C’est en effet la moindre des choses qu’ils sachent ce qu’est un budget, eux qui sont amenés à le voter. On verra vendredi combien d’entre eux seront présents.

4 commentaires sur « Deux banderoles, deux poids, deux mesures »

  1. Alors, si cette banderole avec quelques affiches et points presse est  » la plus grande campagne de communication jamais effectuée par la commune d’Oloron », pas de panique, la ville peux respirer, elle est désenclavée.. Je m’imagine, au passage, le nombres d’habitants, le long d’autoroute et autres RN, qui rêveraient d’habiter encore, une ville enclavée..
    Mais, ce qui serait drôle, c’est que le département, énervé, fasse enlever la banderole.. Il y a des bonnes et mauvaises manières de se faire entendre : « Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir »

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  2. Sans oublier l’épisode de la brouette, des suites duquel il fut décidé si je me rappelle bien, qu’aucun acte militant ne pouvait se faire dans le périmètre du marché… Et la mairie est en plein dedans. Et puis un élu qui appelle d’autres élus à tenir leur engagements, quand lui-même n’a pas tenu les siens (impôts locaux), ça peut faire sourire, non ?

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  3. Commentaire d’un lecteur reçu sur ma boîte mail :
    « Suite aux sondages effectués par GC CONSEIL dans le cadre du projet des carrières de Soeix et du Bager, il est d’ores et déjà prévu un rendement de 8 camions par heures, soit sur 10 heures 160 camions de plus qui vont traverser la ville puisque pour partir à plein, il faudra qu’il arrivent à vide. Ce n’est pas 8 camions à l’heure comme sur l’article de presse mais un camion toutes les 3,5 minutes qui va traverser Oloron (ce n’est pas la même vision des choses).

    Une bonne raison à mon sens, soit d’obtenir le financement de la déviation prévue, soit de tirer un trait définitif sur ces deux projets de carrières. »

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    1. Je vote pour « tirer un trait définitif sur les projets de carrière » et d’autoriser la libre circulation des brouettes…

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