Mais qui donc a pris la décision de construire un point de restauration dans le jardin public ?


Jardin public - permis de construireDans l’un de ses commentaires, un lecteur d’Oloronblog a mis le sujet sur le tapis :
« Le sujet c’est le lieu de restauration dont on a pu apprendre l’existence dans Sud-Ouest et qui sera à proximité de ces toilettes (c’est en cours de construction). C’est aussi à proximité, et c’est là que ça peut énerver, à proximité d’autres points de restauration (Le Texcetera, la Maisonnette, et de l’autre côté, chez Nini, sans oublier le kebab qui n’est pas si loin non plus). Ces restaurateurs, des entrepreneurs qui ne roulent pas sur l’or, viennent donc de découvrir cette future concurrence par un média… Il y a déjà de quoi râler contre la mairie et le maire qui a eu cette brillante idée. Mais en plus, quand un des restaurateurs appelle en mairie pour en savoir plus (appel d’offre par exemple), il n’y a aucune info à donner. Mais la rumeur semble dire que le futur occupant des lieux serait déjà retenu ! Il semble même que cela puisse se conjuguer au féminin. Et bien sûr, ce n’est pas un des restaurateurs actuels. Super projet fait en toute transparence et concertation démocratique ! »

Une lectrice n’a pas tardé à rebondir sur ce commentaire en partageant ses interrogations :
« Une question d’une ignorante en matière de gestion d’administration publique, et à laquelle notre blogueur éclairé pourra certainement répondre : cette construction de restauration dont parle ici votre lecteur éclairé Marshiho, comment se fait-il que l’a découvert via la presse (n’étant pas lectrice du S-O, je n’ai rien lu par ailleurs) ? N’était-elle mentionnée dans un quelconque appel d’offres pour ces travaux ? Dans la présentation de ce projet au conseil municipal ? »

Le « blogueur éclairé » dont il est question ci-dessus a donc sorti sa lampe frontale pour aller à la pêche aux informations. Voici ce qu’il a trouvé sur le vieux site Internet de la ville d’Oloron… et en traînant du côté du chantier :
• Le 24 avril 2014, appel public à la concurrence pour la « maîtrise d’œuvre pour la construction des sanitaires publics dans l’enceinte du jardin public d’Oloron Sainte-Marie ». Nulle trace de la construction d’un point de restauration.
• Le 19 novembre 2014, appel public à concurrence pour la « maîtrise d’œuvre pour la construction des sanitaires publics dans l’enceinte du jardin public d’Oloron Sainte-Marie ». Nulle trace de la construction d’un point de restauration. Question : pourquoi ce second avis d’appel à la concurrence a-t-il été lancé puisqu’il porte sur le même objet que celui du 24 avril 2014 ? Ce dernier aurait-il été jugé infructueux ? Ou bien le contenu du projet a-t-il évolué entre temps ?
• Le 8 septembre 2015 : délivrance d’un permis de construire pour « aménagement de toilettes publiques » sur le domaine public (cf photo ouvrant le billet). Nulle trace de la construction d’un point de restauration.
• Le 9 septembre 2015, appel public à la concurrence pour « la réalisation de sanitaires publics dans l’enceinte du jardin public d’Oloron Sainte-Marie ». Nulle trace de la construction d’un point de restauration
Jardin public - panneau d'info• Décembre 2015 : Inf’oloron consacre en page 11 de son numéro 3 un article à la rénovation du jardin public. Il y est question des arbres et de la construction de nouveaux sanitaires pour 206 408 € HT. Mais nulle trace de la construction d’un point de restauration.
• Février 2016 : installation d’un panneau d’information sur le chantier (photo ci-contre). Son titre ? « Amélioration de l’accueil dans l’enceinte de jeux du jardin public ». Plutôt énigmatique.

En revanche, malgré une relecture attentive de l’ordre du jour de tous les conseils municipaux du nouveau mandat, le blogueur n’a pas trouvé la moindre délibération approuvant les travaux. Un peu étrange, non pour une opération d’un coût supérieur à 200 000 € ? J’ai dû passer au travers ! De la même manière, aucune inscription de crédit n’a été faite au budget 2015. Si, je mens : 2 000 € ont été inscrits pour la « réhabilitation du jardin public ». 2 000 € quand les travaux en coûtent cent fois plus ? On peut nous expliquer ?

En conclusion : à aucun moment le conseil municipal n’a été invité à approuver les travaux, à aucun moment il n’a été question de la construction d’un point de restauration (sauf dans La République et Sud-Ouest début février), à aucun moment avant le lancement des travaux, le budget communal n’a été doté des crédits nécessaires à leur réalisation. Et, par la force des choses, à aucun moment l’attribution de la gestion du point de restauration n’a fait l’objet d’une mise en concurrence (à moins que ce soit la commune qui le gère elle-même avec ses salariés…. ou ses élus ?). Qui a donné l’ordre de faire ? Avec quel pouvoir ? Chacun tirera de ces manquements en cascade les conclusions qui lui paraîtront les plus pertinentes.

20 commentaires sur « Mais qui donc a pris la décision de construire un point de restauration dans le jardin public ? »

  1. C’est un gag ?… Jusqu’où vont aller les frasques de notre maire…
    Tout ceci commence à devenir sérieusement inquiétant pour les Oloronais
    durant le reste de sa mandature.
    Comment toute cette histoire va se terminer pour la population et
    qui paiera toutes ces erreurs?…

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    1. Tu vois André, pour une fois, je souhaiterais être dans l’erreur dans ce que j’écris si-dessus. Parce que si ce qui est écrit est la réalité, ça commence à devenir grave

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    1. C’était le commentaire de La République le 4 février. Et le lendemain, plus que probablement à la suite d’un coup de fil informatif de la mairie, il y avait un grand article dans ce même quotidien précisant que les toilettes ne rentraient que très partiellement dans ce coût, l’opération comprenant aussi un point de restauration

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    2. Il y aura très certainement de la musique douce et des parfums d’ambiance. Peut-être aussi des boutons de chasse plaqués or ? Une charmante hôtesse à l’entrée ? Et puis forcément un ou 2 autres raffinements pour parvenir aux 200 000. Lesquels ? Encore du taf pour « blogueur éclairé » et ses indics …
      Feuilleton à suivre

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      1. Le blogueur éclairé espère qu’en sa qualité de membre du conseil économique, social et environnemental local il sera invité à l’inauguration de cette oeuvre architecturale. Et il ne manquera pas d’en faire le compte-rendu à ses lecteurs 🙂

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  2. 😳😳😳😳😳….. C’EST UNR BLAGUE ?????

    Et concernant la délivrance d’un permis de construire une telle structure ???? Dans une zone architecture protégée : obtenu ? Je suppose que oui, tout de même ….

    Ben M****, alors j’en suis sciée !!!! Sincèrement, j’ai posé cette question en toute innocence, m’étonnant réellement que les restaurateurs ne réagissent que si tardivement, mais ne m’attendait certainement à une telle perle !!

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    1. Oups …. Désolée pour fautes et erreurs frappe. À vrai dire, je m’enflamme et je suffoque à lire ce billet, et en oublie de me relire

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      1. La découverte de cette histoire (grâce à vous) m’a aussi quelque peu ému. J’espère sincèrement que m’ont échappé des éléments d’information qui permettront très vite de rassurer les Oloronais et de les assurer que ce dossier a été géré dans une parfaite transparence par la ville

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  3. … Avant de mettre le feu il faudrait s’assurer que ce point de restauration sera bel et bien construit. Il se pourrait que ce soit glissée une erreur et que nous nous emballions pour rien… La question reste : Est-l réellement prévu que soit construit à cet endroit un point de restauration et si oui, de quoi s’agit-il exactement ? Peut-être n’y aura-t-il que des glaces !!! Bon allez soufflons un peu !

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    1. Voilà la voix de la sagesse. Cela étant, même si l’on s’en tient aux seuls sanitaires, je confirme que le conseil municipal n’a pris aucune délibération, ni pour autoriser les travaux, ni par voie de conséquence pour inscrire le moindre crédit que ce soit pour leur réalisation. Il y a déjà dans ce seul fait de quoi s’étonner

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  4. Ce n’est pas 200000€ mais 229000€ht soit 274800€ ttc, deux maisons pavillons neufs , une paille !! Après qu’une municipalité construise un local professionnel pour faire concurrence à d’autres chapeau, ça me rappelle l’histoire de la cancha avec appel d’offre truquait et donnait au bon copain. Mais ce que je retiens c’est un local pro qui ne peut être viable ! Imaginez le chiffre d’affaire et la fréquentation d’un tel local par ces belles journées que nous avons !! Heureusement le contribuable est comme son nom l’indique là pour contribuer . Merci j’aime beaucoup ce que vous faites !!!

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  5. Mais même si ce ne sont que des glaces ! Deux restaurateurs proposent des glaces et terrasses à moins de 50 mètres… Les consulter ne serait pas le minimum ? On est tout de même pas sur une ville de 100 000 habitants où l’offre peut être très large. Peut-être effectivement qu’il n’y aura rien que des toilettes (à 200 000 euros !), peut-être qu’une concession va être proposée par la ville pour de la restauration ; quoi qu’il en soit, il y a quelque chose qui n’est pas clair.

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    1. A ce prix là, il me tarde d’en profiter… Maintenant il est vrai que le procédé est un peu cavalier, installer un point restauration sans avoir « sondé » un peu les alentours… mais je pense que ceci s’inscrit pleinement dans le fait que le jardin public doit devenir le centre ville, d’où la nécessité d’attirer du monde. Maintenant tout le monde s’émeut de la construction d’un édifice qui pourrait gréver le chiffre d’affaire des commerçants environnants mais personne ne semble prendre en compte le fait que la déviation Gabarn Pont Laclau va avoir un impact catastrophique sur le quartier Notre-Dame dont une grande partie des commerçants ne vit que par le passage… Depuis plusieurs années j’ai tiré la sonnette d’alarme mais personne, même pas les commerçants locaux, perçoit le danger… Les touristes, je parle bien de touristes, de gens qui ne connaissent pas la ville et ses voies de dégagement, ces touristes lorsqu’ils arriveront en entrée de ville au Gabarn prendront la déviation, arriveront directement sur le pont laclau, puis seront dirigés vers l’Espagne ou Bayonne en passant, obligatoirement devant le centre Leclerc (baguette de pain et tranche de jambon). Et qu’adviendra-t-il alors des commerçants de Notre-Dame? Ils fermeront boutique faute de clients. Et ces touristes, vous pensez réellement qu’arrivés en bout de pont Laclau ils vont suivre la flèche « Oloron centre ville » ? Non ils quitteront la ville. Alors que l’on s’émeuve aujourd’hui de la mise en place d’un hypothétique point de restauration reste à mon sens dérisoire au regard de ce qui va se passer à grande échelle dans quelques mois… Bien entendu, les deux problèmes peuvent être traités simultanément, le tout est de se faire entendre…dans le calme et la concertation.

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      1. Ce qui interroge dans ce dossier du jardin public, c’est au premier chef la gestion du dossier : hors de toute transparence, et sans concertation. On peut en effet, même si les donneurs d’ordre ne sont pas les mêmes (commune d’un côté, Etat et département de l’autre) se demander si les commerçants du quartier Notre-Dame ne sont pas confrontés par rapport à la déviation à cette même absence de transparence et de concertation.

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  6. En général il est prévu dans les point de restauration des toilettes.. mais là c’est le contraire! vous avez raison on n’est pas dans la m…..

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  7. J’ai l’explication : ce ne sont que des toilettes publiques… construites en Partenariat Public-Privé, ce qui en explique le prix multiplié par 10 🙂 ♥ (IRONIE !)

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  8. Dans SO de ce matin, il y a un petit article qui nous informe que ce serait les bâtiments de france qui auraient imposé une symétrie, et donc deux espaces. Voilà donc un début de réponse… Mais ce sont pas eux qui ont décidé d’un point de restauration tout de même ?… lol. Donc contrairement à ce qui écrit dans l’article, ca ne rassure pas et ne répond pas à mon étonnement initial. Allez voir tous les commerçants concernés n’aurait pas été plus simple ? Afficher le projet à venir sur les panneaux, non plus ? Et cela ne réponds pas non plus aux questions soulevées par le bloggeur. Transparence titre l’article… Ben pas vraiment.

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  9. Aux dernières nouvelles il y a désormais plusieurs personnes sur le marché car effectivement en plus des toilettes il y aura un local professionnel pour y vendre des crêpes gauffres etc donc local restauration. .
    Quand a savoir qui l’a obtenu il n’y a toujours pas de réponses. . A voir et à suivre

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