Situation du Centre hospitalier : le commentaire éclairé et réaliste d’un ancien médecin de l’hôpital


« La guerre est une affaire trop grave pour être confiée aux militaires », disait Clémenceau. Je ne le paraphraserai pas en considérant que la santé est chose trop sérieuse pour être confiée aux médecins. Au Centre hospitalier d’Oloron, le personnel hospitalier, médecins en tête, est sans doute mieux placé que la plupart d’entre nous (politiques compris) pour avoir une juste idée de la situation et des solutions éventuelles de nature à régler les problèmes qui se profilent à l’horizon.

Le docteur Jean-Louis Coquard a été durant de longues années praticien au sein de cette structure. Il m’a adressé un commentaire que je livre ci-après in extenso. J’adhère à ce message. Car ce n’est pas à la vox populi de décider du sort de l’hôpital. Mais il n’est pas non plus extravagant de vouloir que la question se règle en toute transparence, non pas sur la place publique, mais cependant au su et au vu de tous ceux qui se sentent concernés. En tant que patients ou futurs patients, nous sommes en droit d’être informés de ce qui se prépare. Et, du moins je l’espère, assez responsables pour prendre en compte certains impératifs : démographie médicale, situation financière très délicate etc…

Voici le commentaire du Docteur Coquard :

Bonjour,
Citoyen lambda, détaché de toute responsabilité, je lis la presse et m’informe uniquement par ce biais et commente ainsi :
• « on a gagné , on a gagné » entendait-on , il y a peu de temps ….le machin Agence Régionale de Santé ( après gestion préfectorale …la meilleure …ddass,drass,arh..) avait tout simplement éteint des flammes !!! on n’avait rien gagné ….
• la maternité : sérénité , confiance , sécurité , démographie , attractivité n’y sont plus …se battre pour gagner 1 jour, 1 mois , 1 an est louable mais il y a mieux à faire
• la réanimation : de nombreuses structures béarnaises ont des malades lourds, très lourds sans réanimation mais un soin continu …les médecins, la direction le disent, un soin continu intensif ne nuit pas à la sécurité et Oloron a eu ce temps avant de devenir réanimation …certains ont une mémoire courte …il y a mieux à faire et des gens ci-dessus s’y attèlent …respectons-les.
• un projet médical s’annonce dans la mesure où 2015 a vu une dizaine de départ de médecins , soyons attentifs aussi à 2017 sauf imprévu , …pourquoi précipiter la vox populi sans projet ….il y a mieux à faire en lui expliquant des projets réalistes …
Citoyen, retenons certains adages  » pas de médecine sans médecin  » …. »le Centre hospitalier général se sauvera par lui-même ou non « …. »la personne âgée (un grand nombre d’entre nous en est une) un sujet vital » : ce dernier, pour moi, très porteur de richesse et d’avenir …ne pas y voir soins de suite, long séjour, combien d’entre nous, moi le premier, sont classés senior ou personne âgée …ce n’est pas une tare.
Avancer dans la réflexion oui, mettre en avant la vox populi non (cf. « on a gagné , un bel exemple)
À suivre

2 commentaires sur « Situation du Centre hospitalier : le commentaire éclairé et réaliste d’un ancien médecin de l’hôpital »

  1. Il y a 50 ans, la zone de l’hopital était un grand espace agricole, indique la photo IGN:

    https://remonterletemps.ign.fr/map/basic?x=-0.613647&y=43.195619&z=16&layer1=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS.1950-1965&layer2=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS.1950-1965&mode=hSlider

    La vox populi a obtenu cet hôpital, laissons lui sa place au débat, d’autant plus qu’ils attendent aussi de la transparence sur le contrat local de santé signé pour 3 ans en décembre 2014.

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    1. La vox populi de l’époque n’existait pas. Seule la maternité existait… Elle avait une particularité : elle était la première en Aquitaine au nombre de naissances aux forceps (et c’est pas des blagues). L’hôpital est né de la volonté de deux hommes… Souvenez-vous du premier bloc opératoire installé à Sainte-Marie dans l’enceinte de « bourg paillassar » à Ste Marie… Ca ne venait pas de la vox populi…. Mais bien de la volonté de ces deux hommes ! …

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