Maternité de l’hôpital : KO – Signalisation routière : OK


Le billet d’hier évoquait la menace de fermeture de la maternité de l’hôpital. Menace confirmée par La République ce matin. Ce billet revenait aussi sur l’intervention du maire lors du conseil de la CCPO. Une intervention où il désignait le corps médical de l’hôpital comme « l’ennemi principal » qui avait écrit à l’Agence Régionale de Santé pour signaler l’état catastrophique de cette maternité.

La réplique du corps médical ainsi montré du doigt ne s’est pas fait attendre. Une réplique cinglante par la voix de son représentant, le docteur François Pédespan. Qui rappelle l’implication des médecins dans l’avenir du pôle de santé d’Oloron « au-delà de toute démagogie politicienne ». Et qui conclut d’une phrase sans appel : « Nous n’avons pas de leçon à recevoir d’une personne qui ne travaille pas quotidiennement au sein de l’hôpital ».

Réponse du maire par un communiqué dans lequel il entend vouloir se placer au-dessus de la polémique. Une position qui ne manque pas de piquant quand on sait qu’il a été le premier à ouvrir la boîte à gifles. Dans cette histoire Hervé Lucbéreilh s’est comporté en pompier pyromane ; celui qui allume l’incendie et qui veut nous montrer ensuite qu’il met tout en œuvre pour l’éteindre. La gravité du sujet n’aurait-elle pas mérité que notre maire fasse montre d’un peu plus de sérénité et de self-control dans son appréhension du problème et par voie de conséquence qu’il nous épargne une telle querelle ?

Au regard de ce qui précède, le second sujet de l’article du jour sera plus léger. Avant-hier, je reprenais le constat d’un lecteur ayant remarqué que le haut de la rue Palassou était signalé à sens unique alors que les véhicules étaient autorisés à la remonter dans l’autre sens sur une cinquantaine de mètres. Ce lecteur m’informe que moins de 24 heures après le signalement du problème, le panneau litigieux a été enlevé par les services de la ville.

Je me demande à qui revient le plus grand mérite dans le règlement de ce dossier qui, en cas d’accident, aurait pu engager la responsabilité de la commune :
– Au lecteur d’Oloronblog qui le premier s’est rendu compte de cette incohérence dans la signalisation routière ?
– Aux services municipaux pour la promptitude avec laquelle ils sont intervenus une fois l’anomalie découverte ?
– Au rédacteur d’Oloronblog qui a la faiblesse de croire que la quasi simultanéité entre son article et la dépose du panneau prouve qu’il est lu à la mairie, et que certaines de ses remarques – pas toute, malheureusement – sont prises en compte ?

Ledit rédacteur ne se sent pas investi d’une mission qui l’amènerait à écrire un article chaque fois qu’un administré constate un trou dans la chaussée, un lampadaire éteint, un tag sur un mur, un étron de chien au milieu d’un trottoir ou un ruisseau plein de détritus. Ses journées n’y suffiraient pas. Et puis c’est le boulot des agents municipaux et de leurs chefs de veiller à tout ça. En revanche, il n’hésitera pas à continuer de relayer ces petits dysfonctionnements qui, telle la voie à sens unique ouverte à la circulation dans les deux sens, sortent de l’ordinaire.