Parler des trains qui déraillent ou de ceux qui arrivent à l’heure ?


Quelques lecteurs – soyons honnête : ce ne sont pas les plus nombreux – me reprochent d’être trop négatif dans le choix de mes sujets et, surtout dans la manière de les traiter. Ils ont raison . Car si l’électeur a parfois tort dans ses choix (vous voulez des exemples ?), les lecteurs ont toujours raison. Mais je persiste et signe.

À quoi sert-il en effet de brosser majorité et opposition municipale dans le sens du poil ?Elles sont bien assez grandes pour célébrer elles-mêmes leurs mérites respectifs via leurs propres publications ou la presse locale. Nous autres contribuables finançons une partie de cette publicité, notamment en faveur de l’action de la majorité, car elle se fait à travers la Web TV, le magazine Inf’Oloron, le site Internet, tous  instruments de communication payés par le budget municipal.

Histoire d’enfoncer le clou, voici trois exemples de trains qui, s’ils n’ont pas déraillé (pas encore) prennent un sacré retard. Le premier de ces exemples portera justement sur le ferroviaire. Dans ce cas, ce n’est pas le train Oloron-Bedous qui sort de la voie, c’est le budget consacré à la création de cette voie nouvelle. Des aléas techniques font exploser un coût des travaux déjà supérieur à 100 millions d’euros en 2014. Le contempteur historique de ce projet, Monsieur Manaut, a peut-être des éléments d’information plus précis à nous communiquer sur le sujet ?

Le deuxième exemple concerne le fonctionnement des services de l’État dans notre bonne ville. Quand un citoyen interroge le 23 décembre 2015 par un courrier argumenté le sous-préfet sur la manière disons…. cavalière et parfaitement illégale avec laquelle le maire fait voter une délibération par le conseil municipal, est-il normal que ledit citoyen n’ait toujours pas de réponse du sous-préfet le 25 janvier 2016 ? Quitte à s’entendre répliquer qu’il fait une mauvaise interprétation de la loi ?

Dernier exemple : ce fameux référendum hyper local qui devait permettre aux habitants de la rue Palassou de se prononcer sur le maintien de cette rue à double sens ou sur le rétablissement d’un sens unique. Un mois et demi après le lancement de cette consultation démocratique nous n’avons toujours pas été informés de ses résultats. À quoi cela sert-il donc de nous interroger ?

Mais comme j’ai la chance d’être un négatif optimiste, je ne désespère pas d’avoir rapidement réponse sur ces trois dossiers.

16 commentaires sur « Parler des trains qui déraillent ou de ceux qui arrivent à l’heure ? »

  1. Concernant le train, je peux dire (photos à l’appui) que le train des travaux sur le ligne Oloron-Bedous a déjà déraillé à 2 reprises: une fois à Gurmençon et une autre fois au passage à niveau de la rue Saint Cricq. Les journaux La République et Sud ouest n’ont pas voulu rendre compte de cet incident pour des raisons qui leur sont propres, tandis que le maître d’ouvrage a argumenté ces lacunes sur la base d’un exercice …délibéré de déraillement pour tester…..la réactivité du personnel de sécurité.
    Quant au coût de ce tronçon ferré (Oloron-Bedous) à la charge exclusive de la Région, il faut savoir que la Région a versé 24 millions début 2014 et 52 millions début 2015. J’attends avec impatience le montant du solde qui intégrera aussi le surcoût des travaux générés par des études bâclées, tout simplement parce que les entreprises ayant réalisé ces études ne pensaient jamais à la réalisation de ce projet sans intérêt économique ou environnemental.

    Pour terminer, le Président de la Région a refusé de nous communiquer les résultats de l’étude de rentabilité socio-économique de la voie ferrée juqu’à Canfranc, mais je ne désespère pas percer aussi ce mystère de fonctionnement anti-démocratique.

    J'aime

    1. Ayant relu votre article sur Oloron Bedous , il me semble que vous pariez sur une désapprobation du projet et un retour de bâton via le vote des régionales !! Mais si l’on étudie les résultats et particulièrement ceux des villages concernés, force est de constater que n’en déplaise à Mr Manaut ,on a assisté à un plébiscite !! Par ailleurs ayant emprunté la route la semaine dernière je me suis interrogé sur la présence de grands poteaux ? À ma grande joie j’apprenais de la bouche même d’un des responsable que la pose des caténaires venait d’être décidé et que donc l’électrification de la ligne avait été acté , non pas pour du 15000 V mais pour du 25000 V pour ainsi permettre aux machines d’avoir la puissance nécessaire .

      J'aime

  2. @Perez Pierre
    Sans doute emporté par la passion du retour du train à Bedous, vous nous signalez la pose de pylones faisant office de caténaires. Et pour que l’électrification de la ligne soit actée chez les lecteurs, vous apportez la précision du voltage. Manque de pot, les quelques pylônes implantés sur la voie voie ferrée ont une vocation différente : certains en support de grillages pour retenir les chutes de pierres, d’autres seront porteurs de fils détecteurs de tout débris tombés sur la voie. A raison d’un million d’euros au km, l’électrification de la ligne restera encore dans l’imaginaire des enfants avec le train électrique sous le sapin de Noël.

    J'aime

  3. A t-on déjà vu un budget de « gros travaux » ne pas dépasser ?…
    Maintenant que ce projet est lancé sur ses rails, j’espère qu’il finira par atteindre Canfranc, d’autant qu’il est très attendu en Aragon. Et puis on pourra enfin travailler sur les échanges transfrontaliers. Question technique : le ferroutage des camions sera t-il possible ?

    J'aime

    1. Concernant le train oloron bedous , c est un deni de démocratie tout simplement où le citoyen est considéré comme de la plèbe sans non ni raison

      J'aime

  4. J’ai déjà eu l’occasion de dire que cette voie ferrée souffrait de 2 handicaps majeurs: d’une part, de l’unicité de sa voie de Pau jusqu’à Huesca (220 kms) qui limite considérablement le nombre de convois pouvant circuler en même temps et, d’autre part, de la déclivité de la voie (4,3 %) qui réduit à 300 tonnes le tonnage transportable avec 2 locomotives, ce qui, comparé à ce qui se pratique sur les autres voies ferrées (2000 tonnes) fera apparaître ce train comme un moyen de transport artisanal, de surcroît à vitesse réduite, compte tenu du profil sinueux de la ligne.
    Les promoteurs de ce projet n’ont pas d’ambition pour la France qui achemine toujours davantage de marchandises produites moins cher à l’étranger parce que notre pays est étouffée fiscalement, décourageant de l’artisan à l’agriculteur jusqu’aux grosses entreprises qui se délocalisent à l’étranger. A l’image de la Grèce, la question est de savoir pendant combien de temps encore le Fonds Monétaire International et la Banque Centrale européenne vont autoriser la France à emprunter chaque fin de mois pour rémunérer la totalité de ses fonctionnaires et de ses retraités.

    J'aime

  5. Heu, on s’éloigne un peu du train là, non ? Et si on emprunte, c’est bien par le FMI et la BCE que nous y sommes obligés puisque ce sont ces instances qui ont dénier le droit aux pays de fabriquer leurs propres monnaies. Sortons de l’Europe monétaire… De toute façon, vu comment Schengen est en train d’imploser, ça ne devrait plus tarder… Et on fera du change à Canfranc avant de rejoindre Saragosse en train 😉

    J'aime

  6. J’ai déjà eu l’occasion de dire que cette voie ferrée souffrait de 2 handicaps majeurs: d’une part, de l’unicité de sa voie de Pau jusqu’à Huesca (220 kms) qui limite considérablement le nombre de convois pouvant circuler en même temps et, d’autre part, de la déclivité de la voie (4,3 %) qui réduit à 300 tonnes la masse transportable avec 2 locomotives, ce qui, comparé à ce qui se pratique sur les autres voies ferrées (2000 tonnes) fera apparaître ce train comme un moyen de transport artisanal, de surcroît à vitesse réduite, compte tenu du profil sinueux de la ligne.
    Les promoteurs de ce projet n’ont pas d’ambition pour la France pour acheminer toujours davantage de marchandises produites moins cher à l’étranger parce que notre pays est étouffée fiscalement, décourageant de l’artisan à l’agriculteur jusqu’aux grosses entreprises qui se délocalisent à l’étranger. A l’image de la Grèce, la question est de savoir pendant combien de temps encore le Fonds Monétaire International et la Banque Centrale européenne vont autoriser la France à emprunter chaque fin de mois pour rémunérer la totalité de ses fonctionnaires, de ses retraités, de ses chômeurs,ect….La Région a emprunté pour faire cette voie ferrée.Et cet endettement n’a pas encore été répercuté sur les contribuables.Ce qui ne devrait pas tarder, maintenant que les élections sont passées.

    J'aime

  7. @Modetrais
    Je suis d’accord avec vous pour dire que l’avis des citoyens ne compte pas dans notre démocratie bananière même si @ Pierre Perez a relevé un plébiscite électoral pour le promoteur de ce projet qui a recueilli ….31,5 % de voix des électeurs inscrits dans la canton Oloron-1 , qui avait obtenu la nomination d’un nouveau Préfet pour faire un bras d’honneur à l’avis défavorable de la commission d’enquête publique.

    J'aime

  8. @marsilho
    Vous faites l’étonné sur le descriptif du fonctionnement de nos institutions. Comme si nous ne savions pas que le Préfet actuel s’était prononcé publiquement le surlendemain de sa nomination à Pau pour remettre en cause l’avis défavorable de la commission d’enquête publique.

    J'aime

  9. Je suis surtout étonné de votre naïveté… Le Préfet était dans son rôle… Ce n’est pas nouveau et ce n’est pas local. Si vous croyez que nous vivons dans une démocratie, expliquez moi donc la raison d’être d’un préfet dans un tel système… Vous hurlez depuis des mois sans prendre conscience que votre combat est vain. Vain parce qu’hurler seul n’a jamais rien changé. Si vous vous étiez organisé avec d’autres, comme l’a fait Code Béarn par exemple, peut-être que cela aurait influencé le projet. A moins que votre avis ne soit ultra minoritaire ?

    J'aime

  10. @marsiho
    vous avez noté « la naïveté » de mon approche, «  en hurlant en vain depuis des mois » pour exprimer «  un avis ultra minoritaire ». Mais comme vous n’êtes pas en mesure de porter à notre connaissance un seul argument pour soutenir ce projet ferré que je combats, votre jugement me conforte dans mon expression et mon combat qui vous agacent .

    J'aime

    1. ??? Manaut ça vire à la névrose obsessionnelle votre attitude. Pourquoi voudrais-je porter un argument ou deux ou trois à votre connaissance ? Peu me chaut de cette ligne de train dans le fond. Quelle existe ou n’existe pas ne change rien à ma vie ; mais je n’hésiterai pas à l’utiliser si elle monte jusqu’en Espagne dans le futur.
      Ce qui m’amuse en fait, c’est votre vision de tout cela et votre manière de vous y prendre qui tourne à la caricature. Un combat dites-vous ? Mais où se trouve le ring ? Où se trouve vos adversaires ? Vous ne faites que soliloquer derrière un clavier. Qu’avez-vous à porter à notre connaissance en termes de résultats ? Rien. « Il est vrai que l’homme, qui est un animal risible, est aussi un animal orgueilleux »…

      Aimé par 1 personne

  11. @Marsiho
    Comment vous voulez être lu, si une majorité de personnes ne comprend pas ce que vous écrivez. Dans votre message, vous utilisez le terme « chaut » qui signifie n’importe. Plus loin, vous écrivez « soliloquer » qui se dit d’une personne qui se parle à elle-même.
    Si vous continuez à prendre encore de la hauteur, nous n’arrivons plus à vous suivre, et vous allez vous retrouver esseulé à ….soliloquer.

    J'aime

Les commentaires sont fermés.