La banderole de « Oui au référendum » telle une muleta sous le nez du maire


La banderole
La banderole quelques jours avant enlèvement par les services de la mairie Cliquer sur la photo pour l’agrandir

Il est des morceaux de tissus qui font sur le maire l’effet de la muleta sur le taureau : il faut qu’il fonce dedans. C’est l’équipe de « Oui au référendum » (un référendum pour ou contre la déviation Gabarn-Gurmençon) qui narre l’anecdote hier sur son compte Facebook sous le titre peut-être un peu excessif de « Scandale à Oloron ! »

« Nous avons appris ce jour à 15h que la Mairie d’Oloron avait enlevé et détruit deux banderoles intitulées « oui au référendum » que nous avions sur notre local, en face du tribunal.
Récapitulatif des faits :
Mercredi 18 novembre, entre 12h et 14h une première banderole devant le local est volée. Nous faisions un pique-nique à l’intérieur, personne n’est venu nous dire de l’enlever. Depuis, on se demandait bien qui l’avait prise…
Du coup, on en refait une autre aussitôt mais que nous mettons que lorsqu’on est au local, soit quasiment pas en journée.
Ce matin vers 11h un agent ASVP de la ville vient nous dire de venir à la Mairie pour demander une autorisation à mettre cette banderole. Nous lui disons que nous allons venir en début d’après-midi, ce qui lui convient. Ce que nous faisons à 15h… sauf que la banderole à déjà été enlevée et détruite par les services techniques ! Pour précision, l’agent ASVP ne nous a pas demandé sur le moment d’enlever la banderole.
Mr Lucbéreilh, Maire d’Oloron, vient de nous faire un courrier ce jour indiquant que nous devions demander l’autorisation au titre du Code de l’Environnement. Certes, nul n’est censé ignoré la loi.
Mais un appel des services de la mairie dès le 18 novembre, ou de Mr le Maire, pour nous informer du Code nous aurait semblé plus courtois et respectueux de notre mobilisation pour oxygéner la démocratie.
Nous trouvons qu’il y a un lien entre cette façon de faire de Mr Lucbéreilh et la décision récente par le conseil municipal d’interdire au sein du marché la présence de personnes engagées ayant des tracts pour des causes d’intérêt général du type de celle pour informer sur la hausse des impôts et des solutions possibles ou la notre qui demande un référendum.
C’est à rire ou à pleurer, en tout cas, c’est ainsi. On continue la mobilisation. »

On en conviendra : il est des malheurs plus grands. Mais, si l’histoire s’est déroulée selon la relation qui en est faite ci-dessus, le maire outrepasse les pouvoirs de police qui sont les siens en faisant enlever d’autorité par ses agents – qui, les pauvres, ne font qu’exécuter ses ordres– une banderole posée sur un bâtiment privé. Une banderole dont le message n’a rien ni d’injurieux, ni de diffamatoire. Certes l’esthétique de cette enseigne était discutable. Mais pas plus que celui du tissu revêtant les fauteuils de la mairie (cf. mon billet d’hier).

Cette crise d’autorité est ridicule. En plus elle sera contre-productive. On est en effet perdant lorsqu’on permet à l’adversaire de se poser en victime. Tiens, cela me donne envie d’aller signer la pétition demandant l’organisation du référendum. Même quand on est soi-même dubitatif sur cette initiative populaire. Rien que pour montrer qu’il est en démocratie des façons plus élégantes de débattre que celle qu’Hervé Lucbéreilh s’est cru permis d’utiliser ce vendredi.

5 commentaires sur « La banderole de « Oui au référendum » telle une muleta sous le nez du maire »

  1. Bonjour
    Une question reste en suspend néanmoins. Peut-on établir formellement que ce sont bien les services municipaux qui ont enlevé cette banderole ? Si oui, c’est quand même regrettable, si non, les hypothèses restent très nombreuses…
    Bonne journée

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    1. La question peut se poser, même si le faisceau de faits, tels qu’ils sont relatés par Facebook (visite de l’ASVP, lettre du maire…) laisse peu de place au suspens. Sauf à croire à une provocation….
      Personnellement, j’ai tendance à croire à la version des militants de « Oui au référendum ». Car je sais comment fonctionne le maire

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      1. Bon sang… Quelle tristesse et quekke bassesse. Oui faut-il être mesquin et petit pour agir ainsi. Oui du même acabit que l’arrêté municipal visant, -on n’est pas dupes, hein !- l’opposition et en oarticulier le Sieur BAREILLE et ses gesticulations sur la place du marché . Et du même acabit que les règlements de compte avec la CCPO via l’ouverture saison culturelle 2014. Petit petit, minable, microbscopique …

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        1. Et encore…. Ce pourrait être pire. Rappelez-vous les menaces agitées mais non suivies d’effet : 1/ menace de priver l’association « Terre de mémoire(s) et de lutte » du local municipal mis à sa disposition parce qu’elle a eu le malheur de discuter la suppression de sa subvention annuelle 2/ menace de ne plus mettre une salle de sport municipal à la disposition de la cité scolaire dont la direction a eu l’audace de s’étonner que le maire ait pris l’initiative de mettre le gymnase du lycée à la disposition d’une troupe de scouts traditionalistes durant les vacances.
          Il est des moments où l’on se félicite qu’un élu municipal n’ait pas tous les pouvoirs.

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  2. Exact… Merci pour la piqure de rappel pour les points 1 et 2 qui sont mémorables également. (Et navrée pour les fautes de frappe…)

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