Déviation Gabarn-Oloron : des opposants se manifestent à nouveau


Banderole 1
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Durant la pause de midi aujourd’hui, une grande banderole a été tendue sur la partie supérieure d’un local commercial situé au pied de la rue Dalmais. Un local que les anciens Oloronais, les très anciens, s’obstinent à appeler « Chez Marti ». Sur ce tissu, en grandes lettres rouges : « Oui au référendum. Oui au débat public ».

Banderole2
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Un texte quelque peu énigmatique pour celui qui n’est pas très au fait de la chronique oloronaise. Heureusement, un petit panneau est posé au pied de la banderole. En lettres vertes : « Déviation Gabarn Gurmençon ». Bon sang, mais c’est bien sûr ! Des opposants à la déviation Gabarn-Gurmençon ont demandé il y a quelques semaines l’organisation d’un référendum et d’un débat public sur le projet. Ils matérialisent aujourd’hui leurs exigences.

Et une question vient à l’esprit : tout ça pour quoi ? Ces opposants ont-ils décidé de faire de « Chez Marti » leur base d’action, un lieu de rencontre et d’expression des citoyens sur ce projet de déviation ? Faute d’accord du maire pour organiser un référendum sur la question, comptent-ils y organiser leur propre référendum ?

En matière de communication, ils ont, on le voit, encore quelques progrès à faire. Mais notre presse locale saura sans nul doute dans les tout prochains jours nous apporter toutes les explications voulues.

22 commentaires sur « Déviation Gabarn-Oloron : des opposants se manifestent à nouveau »

  1. La quasi totalité des agglomérations de Paris, Bordeaux, Bedous, Gan, Louvie-Juzon, Herrère, Pau, Bilhères en Ossau, ect… disposent d’un itinéraire de contournement pour éviter la traversée de leur cité à des automobilistes ou des camions qui n’ont pas d’autre itinéraire pour atteindre leur destination. Bien sûr, on peut demander un référendum. Pourquoi faire, en sachant qu’un mini sondage portant sur 182 votants, a conféré 69 % de partisans pour cette déviation.

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    1. J’aurais rejoint les 69% Selon moi, nous avons affaire là à un combat d’arrière-garde.Qu’est-ce qui pousse les initiateurs du mouvement à agir maintenant, alors que le coup est parti depuis des années ?

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  2. En assistant à une seule de leurs réunions, j’ai appris aussi que ce collectif voyait aussi d’un mauvais oeil les projets de déviation routière de Gurmençon et d’Asasp. Ils sont tombés de haut quand je les ai informés que le tracé de ces 2 déviations étaient élaborés et que les propriétaires terriens avaient déjà perçu la moitié du dédommagement, l’autre moitié sera versée lorsque l’emprise des terres sera effectivement réalisée.

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    1. Confidence pour confidence : je le pense aussi. Mais l’action politique ne se nourrit-elle pas souvent d’arrière-pensées. Alors que l’initiateur de ce mouvement en ait quelques-une ne m’étonne nullement.

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  3. @marsho
    Vous avez le nez fin. La politique c’est comme les métastases qui ne demandent qu’à prendre la place de l’espace laissé vacant par d’autres cellules. J’exagère rien qu’un peu.

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  4. Voilà de la cogitation bien stérile!! Vous devriez applaudir les initiatives citoyennes! Tout serait déjà écrit? rien ne peux être débattu? c’est sur, il est plus facile de jouer les spectateurs et faire des petits commérages que de s’engager dans des actions pour participer à la vie de la cité. Prêter des intentions pour mieux discréditer un mouvement, donner des conseils où connaître l’avis des populations avant de leur poser la moindre question : je trouve votre argumentation un peu pauvre …

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    1. Là, Serge, je sens que vous êtes en colère ! Peut-on quand même s’interroger sur le calendrier d’une telle initiative ? Peut-on s’étonner de ce réveil tardif, alors que le débat public a joué à plein à travers l’enquête publique ? Peut-on trouver que cette initiative anti-déviation rencontre bien peu d’intérêt auprès de la population concernée ?

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  5. La pauvreté est d’être coupé de la réalité jusqu’à persister à vouloir un référendum pour contourner l’avis majoritaire de la population qui aspire à la création de la déviation routière d’Oloron. Quel intérêt économique ou environnemental que des camions ou voitures soient obligés de traverser la cité d’Oloron, de part en part , du sud au Nord ? Est-ce que vous vous êtes entretenu avec les riverains de cet itinéraire qui subissent ces nuisances jour et nuit ?

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  6. A Serge : personnellement, j’en ai plein mon parcours des actions engagées, et même ici à Oloron où j’en suis praticien, alors ne jugez pas sans savoir, et acceptez également que des citoyens se posent des questions tout à fait légitimes et qui plus est sans arrière pensées, d’autant que je ne discrédite nullement cette action. Le débat sur ce qui est public est démocratique ; demandez aux autres de ne faire aucun commentaire ne l’est pas.

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  7. Je laisse le soin à chacun de s’exprimer et je ne juge pas de ceux qui sont pour ou contre la déviation. J’ai du mal vous lire quand vous interprétez les actions des uns pour des stratégies politiques, ou que mieux renseigné que moi vous connaissez les résultats d’un référendum s’il avait lieu. Je suis peut-être coupé de la réalité et n’ai pas fait les enquêtes que vous avez menez auprès des riverains. Si vous êtes comme vous le dite une personnes engagée (pour Marsiho) vous avez du rencontrer dans votre parcours des commentaires comme ceux écrit
    ci-dessus qui au lieu de s’engager sur le fond préfère se reporter sur les personnes. Si le sujet vous intéresse pourquoi pas venir en discuter sereinement avec les acteurs de cette initiative? Vous savez maintenant où est le local.

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  8. @Serge
    1/ Merci d’alimenter le débat
    2/ Toute action qui touche à la vie de la cité est action politique. Se poser pour ou contre la déviation est donc action politique. Et chacun, qu’il soit pour ou contre, utilise une stratégie politique pour faire valoir ce qu’il pense. Donc « stratégie politique » n’est pas à interpréter au sens de « manigance » ou « magouille »
    3/ Vous allez peut-être trouver cela simpliste, mais pour moi l’exercice démocratique se déroule en trois temps. Il y a le temps de de la réflexion, de la concertation et du débat entre citoyens. Il y a ensuite le temps de la décision, prise par les représentants élus par les citoyens ou prise en en accord avec les lois votées par ces mêmes représentants. Il y a enfin le temps de l’exécution. Vouloir revenir à l’étape n°1 quand on en est déjà à l’étape n°3 (c’est bien le cas pour en l’espèce) me paraît contraire à une bonne conception de l’exercice démocratique car dans ce cas il n’est plus d’action possible.
    4/ En gager un débat aujourd’hui sur le bien-fondé de la réalisation du projet n’a plus aucun sens. À quoi bon aller discuter, maintenant que la décision est prise, avec les anti ? Ils ne me convaincront pas et…. je ne les convaincrai pas.

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  9. @Joêl
    Tu as présenté une argumentation splendide pour rejeter avec élégance la minime opposition au projet de la déviation routière d’Oloron qui passera de la Porte d’Aspe au Gabarn. Pour cela, tu as pris appui sur l’unité de vue entre l’avis de la commission d’enquête publique et l’assentiment général de la population concernée. Il serait intéressant de connaître ton point de vue quand précisément ces éléments sont inversés, à savoir un avis très défavorable de la commission d’enquête publique et un sentiment d’opposition très majoritaire de la population. Que proposes -tu pour nous laisser penser que nous sommes encore en démocratie ? On peut considérer aujourd’hui que la construction de la voie ferrée Oloron-Bedous ou le projet de la LGV rentrent dans cette déconsidération de la démocratie. Demain, peut-être il s’agira des carrières de Bugangue et du Bager.

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  10. À l’évidence, un projet qui recueille à la fois l’avis défavorable de la population et l’avis défavorable de la commission d’enquête a du plomb devrait, si je veux être logique avec ma conception de la démocratie, être abandonné. Je serais curieux de connaître comment les autorités ont motivé en l’espèce leur décision de passer outre ces positions défavorables.

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  11. Il y a plusieurs niveaux d’argumentations et d’idées dans ce débat.

    S’il est entendu que votre définition de faire de la politique est bien la définition que vous en donner nous sortons des railleries dans lesquels vous vous étiez égarées et c’est tant mieux.

    Dans ce cas nous pouvons entrer dans le cœur du débat (ou des débats) : pourquoi parler des problèmes de circulation à Oloron aujourd’hui ? Et de mener ce type de discussion est il anti démocratique ? Ces échanges n’étant pas pour nous convaincre mais pour échanger nos point de vue sur des idées (et non pas des personnes).

    Sur une approche politique, nous sommes à la veille de voter pour les régions. Je ne trouve pas délirant de mener réflexion et débat, cela me paraît au contraire d’actualité ?

    J’ai déjà eut l’occasion de vous dire que je suis favorable au train qui est à l’avenir sans pétrole une (des) solution. A la veille de la COP 21 et face aux problèmes de réchauffement climatique le train est encore là une option intéressante. Le transport ferroviaire est aussi un démarche pour diminuer les camions sur les routes. Miser sur ce type de transport est un investissement sur l’avenir.

    En se qui concerne les bretelles de contournement des ville c’est une solution à court terme qui ne résout pas tous les problèmes. Ces aménagements risquent d’augmenter le trafic. Je sais que l’autre versant du problème est que la circulation des camion en ville est source de danger et de nuisance. Je fais parti des personnes exposés. Je suis aussi piéton et je circule en vélo. Pourtant, nous pourrions trouver d’autres axes de recherches. La route qui passe à Oloron qu’elle est sa vocation ? Transiter des marchandises du nord au sud ? Si oui l’autoroute n’est pas très loin.

    Quand au faite que la démocratie est si fragile qu’elle serait menacer par un petit groupe qui mène un combat perdu d’avance (à vos dire). Je trouve cette argumentation un peu faible.

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  12. @Serge
    Tu milites pour un référendum afin de mieux t’opposer à la déviation Gabarn-Gurmençon. Mais quels sont tes arguments pour ne pas vouloir cette déviation ?

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    1. Je pense que tu devrais relire mes interventions. J’exprime le souhait que l’on puisse débattre de l’avenir d’Oloron. Je suis intervenu sur les attaques ou les sous entendus à l’encontre de Martin et plus généralement du mouvement « oui, au référendum ». Ma position ne fait pas de moi, ni l’avocat, ni le porte parole du collectif.

      Je dis aussi que notre démocratie (telle qu’elle fonctionne) est obsolète et sert l’intérêt de quelques uns!

      Par contre, Je milite contre les carrières et sur ce point je ne suis pas au stade de la réflexion mais de la contestation.

      Pour ce qui est de la bretelle de contournement j’ai invité les lecteur a se rendre au local pour échanger avec les personnes qui s’expriment sur le sujet. Comme je l’ai écrit (et ça ne concerne que moi) je ne vois pas de solutions idéales! c’est peut-être pour cette raison que je trouve que le temps de la réflexion et de la concertation est intéressant

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