L’exemple même d’une dépense inutile


Affiche marché d'oloron
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Depuis peu de jours, l’affiche dont la photo est reproduite ci-contre est apposée dans quelques « sucettes » de la ville.

Détaillons-la. Les deux tiers de l’espace sont occupés par un pavé sur fond blanc. En haut, à gauche, le logo de la ville d’Oloron. À droite, une invitation : « Rendez-vous vendredi ! ». Un peu plus bas, en gros caractères : « Marché d’Oloron » et en trois fois plus petit (les Samaritains apprécieront) : « Ste Marie ». Encore plus bas, en arc de cercle, les représentations de ce qui ressemble à du fromage, à un fruit et à un morceau de viande et l’image d’un panneau : « Local & Authentique ». Au fond de ce pavé sur fond blanc, un titre : « + de 90 commerçants ». Suit une liste de métiers où il ne manque que le quincailler et le vendeur de pâtisseries orientales.

Poursuivons l’examen de l’affiche. Le dernier tiers est sur fond orange. En titre : « Tous les vendredis de 7 H à 12H30 ». Un peu plus bas sont énumérés trois caractéristiques qui renforcent l’attractivité de ce marché : « Halle couverte / Galerie marchande / Parkings gratuits ». Rien, au moins telle que l’affiche apparaît dans la « sucette », n’indique qui est le concepteur de ce document et où il a été imprimé.

Passons maintenant à l’analyse critique. Qu’apprend celui qui lit cette affiche ? Qu’il se tient un marché à Oloron (Ste Marie) tous les vendredis. C’est vrai que ce marché hebdomadaire n’existe à Oloron que depuis… 800 ans. Il était donc temps de rappeler son existence à ceux qui l’auraient oubliée ou ne s’en seraient pas aperçu. Le lecteur apprend aussi que c’est un marché où l’on trouve des fruits, des légumes, du poisson, du fromage, des vêtements etc. Un marché qui propose ce type de produits, c’est révolutionnaire !

Voilà donc une publicité qui, contrairement à l’objectif qui devrait être le sien, ne fait rien connaître aux Oloronais et aux habitants des communes des alentours qu’ils ne sachent déjà. Il suffit pour s’en convaincre de répondre à la question suivante : qu’ai-je appris en la lisant ? Son coût de conception, de réalisation et d’édition, même s’il n’est pas exorbitant (mais comme on dit : « Les petits ruisseaux…. rivières ») aurait sans doute été mieux utilisé ailleurs. Finalement je ne vois qu’un intérêt personnel à cette réclame : elle m’a donné l’occasion d’écrire un billet.

Post-scriptum qui a à voir avec ce qui précède : des travaux sont actuellement en cours dans le local de la place Amédée-Gabe qui a hébergé successivement, si ma mémoire ne me trahit pas, les établissement Pon, une antenne de la CCI, le cabinet d’assurances de Jacques Lestelle, un restaurant marocain et, plus près de nous, la permanence électorale d’Anne Barbet et André Berdou à l’occasion des élections départementales. Une affiche apposée sur la baie vitrée nous renseigne sur l’objectif de ces travaux : « Prochainement ici, magasin de paysans producteurs ». Question : ceux-là vont-ils continuer à fréquenter le marché ? Sinon, il n’y aura plus qu’à actualiser le chiffre de « 90 » (qui me semble déjà un peu élevé par rapport à la réalité) figurant sur l’affiche municipale.

5 commentaires sur « L’exemple même d’une dépense inutile »

  1. A ma connaissance, c’est un collectif de producteurs Bio (les mêmes ou quasiment que ceux qui organisent la marché du dimanche matin à SAINTE-MARIE… et je l’écris en gros!) qui va s’installer place Amédée-Gabe. Devant la réussite de leur marché hebdomadaire, ils ont visiblement souhaité pérenniser leur action.

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  2. Plus les travaux de la déviation avancent et plus je m aperçoit qu elle ne va pas déboucher sur le rond point existant
    D ou ma question : à quoi sert ce rond point ? Est ce une dépense inutile bien plus onéreuse qu une affiche !
    Une enquête me paraît nécessaire à moins qu un point important m échape

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