Des Oloronais pénalisés par la taxe transport


Pyreneens_Lindt_laitLe 29 avril dernier, la majorité municipale a voté l’institution du versement transport. Il s’agit d’une taxe supplémentaire, mise à la charge des employeurs publics ou privés de plus de 9 salariés et représentant 0,55% de leur masse salariale. Cette taxe doit rapporter en année pleine de l’ordre de 300 000 € qui doivent être intégralement consacrés aux transports collectifs.

Compte tenu du mode de calcul de ce versement, plus une entreprise compte de salariés, plus la contribution qu’elle doit acquitter est importante. Sur Oloron, c’est donc Lindt qui supporte la plus lourde charge : plusieurs dizaines de milliers d’euros (le chiffre de 180 000 € en année pleine m’a été cité, mais cela reste à vérifier) qui s’ajoutent à toutes les taxes et tous les impôts déjà acquittés par l’entreprise.

Jusqu’à présent, Lindt faisait cadeau de la boîte de Pyrénéens qui était jointe au colis de fin d’année distribué par le CCAS aux demandeurs d’emploi oloronais. Le CCAS a à nouveau sollicité ce geste cette année. Les membres du bureau du CCAS ont pris connaissance de la lettre adressée en réponse à Hervé Lucbéreilh, président du CCAS, par la direction de Lindt : en raison du versement transport qui alourdit de façon non négligeable les charges de l’entreprise, Lindt ne sera pas en mesure cette année d’offrir ces ballotins de Pyrénéens.

Et, comme son budget ne permet pas au CCAS de faire face à cette dépense supplémentaire, il n’y aura a priori pas de boîte de chocolat dans le colis des demandeurs d’emploi oloronais. On peut trouver l’histoire anecdotique. Elle est cependant révélatrice d’une réalité : la pression fiscale a ses limites. Et peut être source de dommages collatéraux.