Démocratie participative : et maintenant, au travail !


Ça y est ! Ce soir, les membres du Cesel (Conseil économique, social et environnemental local) a tenu sa première assemblée générale officielle. Sous la présidence de Rosine Cardon, adjointe à la démocratie participative, assistée de Bertrand Liocourt, conseiller technique. Un peu plus de la moitié des membres étaient présents.

Sans contester à Madame Cardon sa représentativité, on peut regretter que le maire, pourtant présent dans la mairie, n’ait pas cru bon de venir au minimum saluer ces citoyens qui veulent s’impliquer dans la vie locale.

Et ce n’est pas le seul signe d’un certain désintérêt de notre premier magistrat pour le projet : aucune secrétaire dédiée pour préparer cette assemblée générale et en garantir le suivi, suppression de la mise à disposition d’un agent municipal pour assurer le compte-rendu des réunions etc.

Mais Madame Cardon a assuré. Je lui souhaite de garder cette énergie au fil du temps. Et puis elle pourra compter sur l’aide d’un vice-président que l’assemblée générale a élu pour l’assister. Deux candidats s’étaient déclarés : Jésus Alfos et Pierre Bœuf. Vote à bulletins secrets. 59 émargements. Mais 61 bulletins trouvés dans l’urne. On est quand même loin du bourrage d’urne. Et puis l’écart de bulletins exprimés en faveur de l’un et de l’autre des candidats ne souffrait pas de contestation. Pierre Bœuf a été élu.

Et maintenant ? Le Bureau va se réunir pour définir le cadre de travail …. et les commissions vont s’y mettre. Madame Cardon a bien annoncé aux membres du Cesel qu’ils seraient dorénavant informés des questions qui seraient mises à l’ordre du jour du conseil municipal 3 jours avant les réunions dudit conseil.

L’information, c’est bien. Mais grand naïf serait celui qui croirait que les observations faites par les membres du Cesel à cette occasion seront de nature à modifier les décisions du conseil.

Cette première séance d’information préalable aura lieu pour le conseil municipal de décembre. Pas pour le conseil de novembre qui sera consacré à l’avenir de l’intercommunalité sur notre territoire. Et c’est bien dommage. Car si l’intercommunalité n’est pas un sujet très sexy, c’est un thème très important pour notre avenir, en particulier dans les domaines économique, social et environnemental, tous domaines dans lesquels le Cesel a compétence.

Il ne reste donc plus maintenant au Cesel qu’à attendre les dossiers que va lui confier le maire. On aura alors une indication sur l’intérêt que le maire accorde à cette assemblée de citoyens. Et comme le pire n’est jamais sûr, gageons que les membres du Cesel ne regretterons pas leur enrôlement dans cette structure. Après tout : « Gouverner, c’est faire croire », disait Machiavel.

2 commentaires sur « Démocratie participative : et maintenant, au travail ! »

  1. oui au travail, mais la tâche est énorme !
    certes le CESEL n’est pas vraiment accueilli les bras ouverts, comme tout les présents l’on remarqué, le Maire était absent d’un moment important pour les citoyens, l’élection de leur représentant et la mise en place du bureau.
    Toujours est-il que c’est fait !
    maintenant on va commencer à renter dans le vif du sujet et le cesel deviendra ce que les citoyens en feront. En tout cas ils ont envie de s’exprimer et d’agir. la démocratie quand on tente de l’endormir elle rejaillit toute seule ailleurs. l’Accob et la campagne Oui pour le Referendum en sont une belle illustration.

    On a pas attendu le CESEL pour faire du participatif.

    De leurs coté les associations et plus largement les acteurs de ce territoire œuvrent chacun dans leur domaine pour le bien collectif. La fête de la Réseaulution 2014 et bien d’autres manifestations avant on montré que l’on est capable à Oloron de faire des choses ensemble.
    le défi du Cesel c’est de prendre une véritable place comme instance citoyenne et de faire valoir ses compétences.
    En son temps le CCO (Conseil Consultatif Oloronais), faisait « pot de fleur ». Les comités de quartier, au vu de l’Audit, ne sont pas dans une dynamique positive, reste le Cesel.

    la route est longue, mais dans ce pays de montagne, on sait très bien qu’il faut grimper à son pas.

    merci Joël, pour votre regard éclairé sur cette bonne vieille Démocratie !

    Jésus Alfos

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    1. Merci de ce commentaire où perce l’optimisme, Jésus.
      Oui, il existe déjà de nombreuses initiatives citoyennes sur Oloron, et, Cesel ou pas, elles continueront à prospérer.
      Oui, le Cesel deviendra ce que les citoyens en feront. Mais, ils ne sont pas les seuls à détenir les clés de la réussite. Ils les partagent avec la municipalité. S’il n’y a pas de part et d’autre volonté de faire, le Cesel se transformera bien vite en coquille vide.

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