CCPO : Daniel Lacrampe au rapport


Rapport d'activités CCPOY a-t-il beaucoup d’Oloronais qui pourraient citer ne serait-ce que cinq activités gérées par la Communauté de communes du Piémont Oloronais (CCPO) en lieu et place des 24 communes qu’elle regroupe ? Heureusement, le législateur, dans son immense sagesse, fait obligation (pour les curieux, c’est l’article L 5211-39 du Code général des collectivités territoriales) à la CCPO d’établir tous les ans un rapport faisant le point sur son activité de l’année écoulée. Une occasion pour nous d’être un peu mieux informés.

Les Oloronais ont trouvé le rapport d’activités 2014 dans leur boîte aux lettres la semaine dernière. Au beau milieu des publicités qu’ils reçoivent chaque semaine. Cette méthode de distribution est d’un coût relativement faible. Mais son efficacité est quasi nulle. Car ce paquet de publicités prend en général, sans qu’on ne l’ait détaillé, directement la direction de la poubelle, ou du conteneur de tri sélectif pour ceux d’entre nous qui se sentent l’âme un peu plus écolo. Quand donc nos élus comprendront-ils cela ?

Chez moi, le rapport d’activités de la CCPO a été sauvé de ce sort par je ne sais quel miracle. J’ai donc eu tout loisir d’en prendre connaissance. Première impression positive : la présentation est aérée, pas de bla-bla, les commentaires vont à l’essentiel, les chiffres donnés sont parlants. Les premières pages sont consacrées à la présentation de la CCPO : carte, trombinoscope des membres du bureau, nom des conseillers, composition des commissions, organigramme des services, chiffres-clé du budget. La seconde partie s’attache à décrire en quelques lignes l’activité 2014 de chaque service et, pour certains d’entre eux, les principaux projets 2015.

Après une lecture attentive du document, je relèverai deux points à améliorer. L’un concernant la forme, l’autre le fond.
Le premier point vise l’éditorial du président de la CCPO. Ce n’est pas qu’il ne développe pas d’idées, il en développe trop. Résultat, un texte long, beaucoup trop long. Il perd ainsi en lisibilité et risque de décourager bien des lecteurs.
Le second point concerne le fonctionnement démocratique de la CCPO. On apprend par le rapport que la communauté de communes a créé sept commissions de travail. Trois d’entre elles ne se sont pas réunies une seule fois en 2014. Et pas n’importe lesquelles : « développement économique », « environnement et développement durable » et « vie sociale ». N’y aurait-il aucun point important à traiter dans ces trois domaines ? La raison qui m’a été donnée pour expliquer cette situation me laisse dubitatif. Elles n’auraient pas eu le temps de se réunir en 2014 parce que la nouvelle majorité a été installée en avril. Et entre avril et décembre, même après un nécessaire temps de rodage, il n’était pas possible qu’elles se mettent au travail ?

Pour terminer, un rappel à Monsieur le maire d’Oloron qui prend plus souvent qu’à son tour quelques libertés avec la réglementation : si l’article L 5211-39 fait obligation au président de la CCPO de transmettre officiellement le rapport d’activité accompagné du compte administratif de la communauté de communes aux 24 maires, il fait aussi obligation à chacun d’entre eux de communiquer ce document au conseil municipal en séance publique. À ma connaissance, cette obligation légale n’a pas été respectée l’an dernier à Oloron pour le rapport d’activités 2013. Espérons qu’il sera fait différemment cette année.

5 commentaires sur « CCPO : Daniel Lacrampe au rapport »

  1. un lieu de décision ou les citoyens sont absents. coincés entre le Pays avec le Conseil de Développement dont pas grand monde ne sait ce qu’il s’y passe. Et le Cesel qui peine a prendre sa vitesse de croisière. La démocratie participative à encore du chemin à faire dans ce mille feuilles administratif.
    merci pour vos articles qui sont toujours forts intéressants et qui nous informent autrement que par les voies classiques

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    1. Merci de votre message. Vous évoquez là le fameux « mille-feuilles » administratif. Les structures administratives ou institutionnelles s’empilent les unes sur les autres. Résultat : plus personne ne sait qui fait quoi. Il arrive même que plusieurs structures s’occupent de la même chose ! D’où une totale démobilisation des citoyens qui n’y comprennent plus rien. Mais avant que de l’ordre soit remis dans tout ça, il coulera de l’eau sous le pont Sainte-Claire.

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  2. Pour la publicité qui inonde les boîtes aux lettres : depuis plusieurs années, j’ai un autocollant « STOP pub » mais qui précise « sauf documents des collectivités territoriales » et (merci mesdames et messieurs les facteurs et autres distributeurs de pub !) il est respecté… J’ai donc trouvé le bulletin de la CCPO avec mon courrier comme les revues du département, de la région ou de la ville.
    J’en profite, Joël, pour vous dire que la lecture du blog me fait beaucoup sourire ; je ne vous connaissais pas ce talent. Bonne continuité.

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    1. Merci de votre témoignage, Odile.
      Et pour ce qui est de la dernière partie de votre commentaire, voici une tentative d’explication qui en vaut d’autres : dans les fonctions professionnelles que j’exerçais peut-être me croyais-je tenu à conserver en permanence un ton administratif, austère, technique…. bref, chiant. Au moins ne suis-je plus tenu dorénavant à ce respect de toutes les conventions et de toute la considération à témoigner en permanence et en apparence à l’égard d’élus qui, dans quelques cas d’espèce, la méritent si peu.

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    2. Je relève du courrier dans 3 zones différentes de la CCPO, l’autocollant PUBECO est apposé sur ces boîtes avec la mention « sauf l’information des collectivités ». Je constate que le ou les distributeurs ne font pas la différence entre pub et information et quelque soit la collectivité éditrice.

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