Le maire d’Oloron préfère les forêts de Patagonie au bois du Bager


AraucariaLa République de ce jour consacre l’essentiel de sa page « Oloron » à la visite en notre ville du ci-devant Stanislas Ier, prince d’Araucanie et Patagonie. La mairie lui a même réservé un accueil très officiel : réception par la municipalité, plantation avec l’aide du maire d’un Araucaria flanqué d’une pierre sur laquelle est gravée le texte suivant : « Arbre d’Araucaria planté le 17 octobre 2015 par Stanislas Parvulesco, Prince d’Araucanie-Patagonie en hommage au combat des Indiens Mapuches ».
Si personne (pas même le maire, je veux le croire) n’est dupe du caractère folklorique de l’opération, un certain nombre de questions méritent néanmoins d’être posées. Qui a supporté le coût de tout ce cirque (frais de voyage et de séjour du soi-disant prince, achat de l’arbre, gravure de la pierre etc.) ? Le comité des fêtes, dans la mesure où la prestation de Stanislas (et d’Hervé Lucbéreilh dans le rôle du clown blanc) constituerait une attraction des fêtes de la Saint-Grat, au même titre qu’en d’autre temps les animations de Casimir ? Hervé Lucbéreilh sur ses propres deniers en sa qualité de vice-consul de Patagonie ? Le contribuable oloronais ? Un seul conseiller municipal s’est-il interrogé et, dans l’affirmative, a-t-il cherché à obtenir une réponse ?

En tout cas, voir Hervé Lucbéreilh planter un arbre en hommage au combat du peuple Mapuche ne manque pas de sel. Sans aller jusqu’à dire que la famille Dutter, Xavier Gayan et tous les riverains du Bager et de Soeix sont nos Indiens Mapuches à nous, je trouve un peu fort de café qu’on aille pleurer sur le sort de personnes et de forêts situées à l’autre bout du monde… quand on s’apprête à massacrer des dizaines d’hectares de bois et à pourrir la vie de dizaines de citoyens sur le propre territoire dont on a la charge.

Fleurs des Fontaines 2Tant qu’à venir à Oloron, Stanislas aurait pu se rendre autrement plus utile en contribuant à un meilleur entretien de notre ville. Il lui suffisait, par exemple, de descendre jusqu’au lavoir du quartier des Fontaines. Et, avec l’aide du maire, de renouveler l’ornementation florale de lieux qui n’ont pas vu un jardinier de la ville depuis belle lurette (cf photo ci-contre). Là, l’argent du contribuable aurait été employé avec davantage de discernement.

7 commentaires sur « Le maire d’Oloron préfère les forêts de Patagonie au bois du Bager »

  1. précision importante et pour le moins originale : l’arbre d ‘araucania
    a pour surnom ‘le désespoir des singes’!!!…………..

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