Le Conseil économique, social et environnemental local enfin sur les rails


On va reprendre dans le détail la chronologie de la création du Conseil économique, social et environnemental local (Cesel) d’Oloron :
– février 2015 : annonce de la création et appel à candidature pour faire partie du Cesel
– 11 avril 2015 : réunion de tous les candidats en vue du lancement officiel du Cesel…. qui ne peut avoir lieu, le conseil municipal n’en ayant pas encore autorisé la création
– 5 octobre 2015 : le conseil municipal décide de la création du Cesel
– 6 novembre 2015 (sauf contrordre de dernière minute) : installation officielle du Cesel
Février 2015-novembre 2015 : 9 mois. Le temps d’une gestation. Il est à souhaiter que l’enfant se portera bien et qu’après quelques balbutiements il atteindra vite sa maturité.

Petite séance de rattrapage pour celles et ceux qui n’auraient pas eu le temps ou la patience de lire la délibération du conseil municipal créant cette structure. Le Cesel est composé de tous les citoyens d’Oloron (et des environs) qui le souhaitent. Présidé par Rosine Cardon, c’est un organe consultatif qui « émettra des rapports, des études ou des avis sur toutes questions relatives aux compétences de la ville » dont le maire voudra bien le saisir.

Quels sont les sujets qui pourraient être étudiés par le Cesel ou sur lesquels il pourrait réfléchir ? La mairie en a déjà quelques-uns à soumettre : la situation de l’hôpital, la régie énergie, une réflexion sur le commerce en centre-ville, la fiscalité ( ???!!!). Dans cette liste, aucun sujet qui concerne l’environnement, alors que ce Conseil a également un objet environnemental. Peut-on suggérer de rajouter à la liste de la mairie un sujet du genre « protection du patrimoine arboricole municipal » ?

Selon la délibération du conseil municipal du 5 octobre, le Cesel a pour objectif premier de « conforter la relation de proximité entre les citoyens et leurs élus ». Un rien obscur et langue de bois, cet objectif. Toutefois, comme il faut éviter de jeter le bébé avec l’eau du bain, il convient de laisser toutes ses chances à ce nouveau-né de la démocratie participative. Il sera toujours temps d’ici un an ou deux de dresser un premier bilan et de vérifier comment et en quoi le Cesel aura rempli sa mission.