La piètre leçon d’économies de la mairie d’Oloron


Rafiot
Le « Ville d’Oloron » en fin de mandat Lucbéreilh ?

J’ignore si Monsieur le maire est ami des propriétaires du local que la commune vient de louer pour le Centre communal d’action sociale (CCAS) dans le cadre d’une convention d’occupation précaire. Ils devraient en tout cas vouer à notre premier édile une reconnaissance éternelle tant les conditions acceptées par la mairie pour cette location leur sont favorables.

Il y a certes eu un retard à l’allumage : la première convention a dû être annulée. Pour la raison que j’avais indiquée dans un précédent billet : le maire n’était pas habilité à signer ce contrat sans l’autorisation du conseil municipal car il avait une durée supérieure à 12 ans. Qu’à cela ne tienne : ce premier contrat a été annulé et sa durée maximum ramenée à 12 ans… ce qui permet au maire de se dispenser de l’autorisation du conseil municipal… auquel il devra tout de même en rendre compte le 5 octobre.

Quant aux avantages exorbitants du droit commun dont vont bénéficier les propriétaires du local, ils restent les mêmes : la mairie a fait pour 40 000 € (charges de personnel comprises) de travaux de rénovation à l’intérieur des locaux ; cette rénovation profitera aux propriétaires qui, en contrepartie, font cadeau du premier mois de loyer (550 €). De surcroît, les propriétaires ont le droit de récupérer les locaux à tout moment. Ils pourraient s’il leur prenait l’envie dénoncer le contrat le mois prochain… mais conserver le bénéfice des travaux. Et oui, c’est bien une convention d’occupation précaire que la mairie a conclu. Rien ne le justifiait dans le cas présent. Mais ce type de contrat, bien moins protecteur pour notre commune qu’un bail commercial par exemple, est beaucoup plus avantageux pour les propriétaires. Mais il sauvegarde bien moins les intérêts des contribuables oloronais. Entre les intérêts des uns et des autres, le maire à choisi.

Last but not least,comme disent nos amis anglais, la nouvelle rédaction de la convention d’occupation prouve qu’il peut exister un certain laisser-aller de l’administration communale dans le contrôle des conventions qui sont passées par la mairie. Et je le prouve ! L’article 2 du contrat indique que les effets de la convention commencent à courir le 1er septembre 2015. Mais une page plus loin, l’article 3 de la convention précise, lui, que l’indemnité d’occupation sera payée pour la première fois le 1er août 2015. Les propriétaires percevront ainsi le loyer avant que le contrat ait commencé à s’appliquer. Elle est pas belle la vie ? Il est toujours facile d’être généreux avec l’argent du contribuable.

Le maire clame à qui veut l’entendre les efforts de la commune pour limiter les dépenses et faire des économies. Il faut espérer que le contre-exemple du CCAS est unique. Sinon, en fin de mandat Lucbéreilh le navire « Mairie d’Oloron » risque fort de ressembler à ce rafiot échoué en bordure d’une plage bretonne.

5 commentaires sur « La piètre leçon d’économies de la mairie d’Oloron »

  1. C’est difficilement imaginable qu’une ville puisse être dirigée ainsi et que le Maire s’octroie de tels droit sans passer par le Conseil municipal.
    Mais également de signer un contrat ci mal ficelé pour l’intérêt de la ville. Ça me fait penser à un certain projet de carrières…..

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    1. Et pourtant…. Concernant le projet de carrière, je me demande si la ville à signé avec la société de M.Costanzo le moindre document fixant les modalités suivant lesquelles la société pourra mener ses études sur les terrains. Si ce n’est pas le cas, cela témoigne d’un grand amateurisme. Mais si un contrat à été signé, je serais curieux de le voir.

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  2. Suite au conseil municipal d’hier soir, pas de changement. Avec un Costanzo juge et partie, un terrain toujours pas délimité (la mairie s’accroche aux 9 hectares), des explications politiciennes floues, la seule certitude est que tout Oloron est à vendre.
    Quand 52% de la population Oloronaise vit en dessous du seuil de pauvreté et que le patron de la commune vend tous les biens publics, on peut se demander s’il n’aurait pas plus vite fait d’aller solliciter le Qatar, lol.
    La formation d’un comité avec toutes les parties en lisses n’y changera rien: Pas de carrières à Oloron-Soeix! Il serait temps que la commune écoute ses citoyens responsables et n’agisse pas comme dans les délibérations (article 1:le chef à toujours raison- article 2: même quand le chef à tort, appliquer l’art.1)

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