Démocratie participative à l’oloronaise : chronique d’une mort annoncée ?


Samedi, le maire et son adjointe à la démocratie participative réunissaient les futurs membres du futur CESEL (Conseil économique, social et environnemental local) pour une réunion d’information sur des initiatives de démocratie participative déjà en cours. La quarantaine de personnes présentes (deux fois moins que lors de la précédente réunion du mois d’avril) ont ainsi pu prendre connaissance de l’activité du conseil municipal des jeunes, de l’action des comités de quartier à Pau et de l’audit effectué sur le travail des cinq comités de quartiers d’Oloron.

Malgré tout l’intérêt que pouvaient présenter les interventions sur ces différents sujets, là n’a pas été le plus important. C’est l’intervention du maire qui a constitué le moment fort de la réunion. Dans son propos liminaire, il a défini ce que devait être selon lui le rôle du CESEL. Et marqué alors les limites très étroites et très encadrées dans lesquelles il voulait enfermer la démocratie participative à Oloron.

Par deux fois, il nous a répété que le CESEL ne devait pas être un lieu de confrontation. Si, dans son esprit, la « confrontation » définit la lutte partisane où droite et gauche se battraient comme des chiffonniers sur tous les sujets, on ne peut qu’être d’accord. En revanche, le CESEL se doit d’être un lieu où s’exprime la « confrontation » dans le sens de débat d’idées, un espace où il est possible pour une personne ou un groupe de personnes de ne pas être d’accord avec un projet municipal.

Par deux fois également, le maire nous a répété que le CESEL était un simple organe de « consultation », la décision finale appartenant aux élus, seuls désignés par le suffrage universel. Que les élus soient les décideurs, cela va sans dire. En revanche, j’ai compris à l’insistance du maire (et les informations obtenues par ailleurs me le confirment) que le CESEL sera chargé des seuls dossiers que le maire daignera lui confier. Pas question que le CESEL s’autosaisisse d’une question sans l’agrément de ce dernier. Pas question, par exemple, qu’il décide de son propre chef, au vu des inquiétudes soulevées par les projets auprès de la population et de leurs conséquences en matière économique et environnementale, d’auditionner les entrepreneurs et toute personne susceptible de les éclairer sur les tenants et aboutissants des projets de carrière de Soeix et du Bager.

En résumé, je crains que lors du conseil municipal du 5 octobre soit décidé la création d’un organisme appelé CESEL aux compétences très limitées, uniquement chargé d’étudier des dossiers-croupions, sans grand intérêt, de proposer des mesurettes de peu d’envergure qui n’auront fait l’objet d’aucune réflexion collective. Une assemblée de béni-oui-oui à laquelle ne sera confiée aucune réflexion susceptible de remettre en cause le fonctionnement actuel de la collectivité. Tout cela au nom d’une démocratie qui n’aura de participative que le nom.

Un commentaire sur « Démocratie participative à l’oloronaise : chronique d’une mort annoncée ? »

  1. Pourquoi le sujet des carrières du Bager fait-il si peur .
    Pourquoi garder un si grand secret sur le pourquoi de ces carrières.
    Qui a-t-il comme intérêt pour notre cher maire ?

    J'aime

Les commentaires sont fermés.