Tout ça, c’est la faute des ASVP


Lors d’une réunion de commission de sécurité, puis à l’occasion d’une réunion de quartier à Notre-Dame, des habitants de la rue Palassou se sont plaints d’un stationnement anarchique des véhicules dans la rue et ont exprimé la crainte que cela nuise à la sécurité des usagers. Le « chef » des ASVP (agents de surveillance de la voie publique) dans un cas, l’adjoint à la voirie dans l’autre, ont répondu d’un ton martial : « On va y envoyer les ASVP, et ça va être vite réglé ! ».

Près de deux mois plus tard, le problème est toujours le même : certains voitures (souvent les mêmes) sont toujours garées en dehors des emplacements balisés. Je suggère donc une solution : peindre au sol des emplacements autorisés tout le long de la rue. Ainsi plus aucune voiture ne sera en infraction. Et l’autorité des ASVP ne sera pas prise en défaut. Quoi ? C’est de l’ironie ?

Camping-car TivoliDans un autre endroit de la ville, ce n’est pas l’absence des ASVP qui est déplorée, mais bien leur zèle. Cet endroit, c’est le parking Tivoli, en bordure de la rue Adoue. Un espace réservé aux camping-cars. Avec une durée de stationnement qui ne doit pas excéder 48 heures.

Pare-brise Tivoli
Au milieu des camping-cars flambant neuf, un Iveco Daily dont l’aspect extérieur montre, à l’évidence, qu’il « campe » sur les lieux depuis une durée bien supérieure à ces 48 heures. Derrière le pare-brise du véhicule est plaqué un carton (photo ci-contre). Sur ce carton, un message à l’adresse de « Mmes, Mr les ASVP » : « Bonjour, j’habite ici (xx rue Adoue) et suis le propriétaire du véhicule. Il est vendu et sera évacué avant la fin août. Vous m’avez déjà mis une amende. Merci de votre compréhension » Et de faire figurer le papillon en haut du carton-message.

Moralité : que vous fassiez ou que vous ne fassiez pas votre travail, vous serez critiqué. Dur, dur d’être ASVP.