Le maire et les Guerilleros ou… ego quand tu nous tiens


Hommage victimes Buzie. copietLa photo ci-contre m’a été transmise par une lectrice du blog. Prise le 24 juillet, elle montre une gerbe déposée au pied du Monument aux Morts de Buziet. Elle y avait été déposée une semaine plus tôt au milieu de beaucoup d’autres lors d’une cérémonie en souvenir des évènements tragiques qui ont eu lieu sur cette commune le 17 juillet 1944. Ce jour-là, comme le rappelle le site Internet de la mairie : « Les troupes Allemandes prirent position autour du village faisant 10 victimes, 2 femmes Françaises du village et 8 Résistants Espagnols  » Guerilleros ». »

Intéressons-nous à cette gerbe. Elle est ceinte d’un large ruban tricolore sur lequel figure l’inscription suivante (lettres en capitales respectées) : « Hervé LUCBEREIH, Maire d’OLORON Ste Marie ». S’il s’agit là d’une démarche personnelle, rien à en dire… sauf du bien. Mais si l’objectif était de témoigner au nom de tous les Oloronais, pourquoi ne pas avoir tout simplement fait inscrire à tout le moins « Le Maire et le Conseil municipal d’Oloron Ste-Marie » ou, mieux, « La Ville d’Oloron Ste-Marie ». Mais c’est plus fort que lui : toujours cette volonté de paraître, de se mettre en avant, ce besoin d’exister aux yeux des autres.

On ne peut par ailleurs s’empêcher de faire un rapprochement entre deux situations. D’un côté, le dépôt de cette gerbe personnalisée au nom d’Hervé Lucbéreilh, maire d’Oloron, geste accompli à Buziet en l’honneur de guérilleros espagnols. Ce même Hervé Lucbéreilh, maire d’Oloron, qui d’un autre côté décide de supprimer une subvention à une association oloronaise qui s’est donnée entre autres missions de défendre la mémoire de ces mêmes guérilleros. Un paradoxe ou une contradiction de plus. Comprenne qui pourra… ou qui voudra comprendre.