Conseil municipal du 17 juin : quelques grains de sel


Drapeau tibétainPas question de faire ici le compte-rendu de cette séance du conseil municipal assez soporifique. C’est le boulot des journalistes. Ce n’est pas une raison suffisante pour ne pas mettre mon grain de sel sur quelques-unes des questions de l’ordre du jour.

Le lapsus de Robert Bareille : alors que le conseil planchait sur l’adhésion à l’Agence « France Locale » (un organisme qui permet à ses adhérents de bénéficier de prêts sécurisés), le conseiller d’opposition s’est laissé aller à parler de « France Loisirs ». Sourires dans l’assistance… et chez l’auteur du bon mot…. involontaire.

La minute arithmétique : le conseil a délibéré sur la vente de l’ancien guichet du stade Saint-Pée au prix de 5 000 €. Destination : l’installation d’un distributeur automatique de pizzas. Sachant que la commune doit encore faire 650 000 € de cessions immobilières pour atteindre l’objectif de recettes inscrites au budget, combien faudra-t-il vendre d’anciens guichets ? Réponse : 130. Il y a donc encore du boulot.

C’est nous, non, c’est nous : Mesdames Foix et Gaston ont revendiqué pour leurs groupes respectifs la paternité de l’élaboration du Projet Éducatif Territorial (rythmes scolaires). Sans savoir, faute de connaître suffisamment le dossier, laquelle des deux l’a emporté, on peut convenir de la qualité du débat entre elles.

Armistice : Hervé Lucbéreilh a prononcé des remerciements à l’évidence sincères à l’adresse de Bernard Uthurry . Motif : l’obtention auprès de la Région Aquitaine d’une subvention de 120 000 € à la ville d’Oloron pour le projet photovoltaïque. Ce moment de grâce a été très bref.

Où sont les sous ? Le conseil municipal a décidé d’octroyer un total de 8 224 € à sept associations (Centre social La-Haut, Terpsichore, Adapei, France-Portugal etc.). Mais le budget n’a été doté d’aucun crédit pour y faire face. Question : ces 8 224 € seront prélevés au détriment de quelles autres dépenses ?

Persiste et signe : le maire reste sur ses positions vis-à-vis de la non-reconduction d’une subvention au bénéfice de Terre de Mémoire(s) et de Luttes. Il ne pardonne pas au président de cette association (sans que l’on sache très bien s’il accuse ce dernier de s’être exprimé en son nom personnel ou au nom de l’association) les propos tenus à son encontre. Pas rancunier ( !), il va de surcroît réduire la superficie de l’espace mis gracieusement à la disposition de Terre de Mémoire(s) et de Luttes par la municipalité.

Gêné aux entournures : lorsque l’opposition a rappelé à Hervé Lucbéreilh les relations quelque peu équivoques qu’il entretient au titre de sa fonction de maire avec l’association intégriste Civitas, ledit Hervé Lucbéreilh a paru mal à l’aise. Mais cette question mérite que l’on y revienne plus longuement dans un prochain billet.