Et ma rencontre avec le maire d’Oloron dura à peine 15 secondes !


Monsieur le maire a donc demandé à me rencontrer ce mardi 26 mai à 14 heures. À l’heure dite, Hervé Lucbéreilh arrive, visage fermé. Il est escorté de deux personnes qu’il me présente : Laurent Paris, son directeur général adjoint et David Corbin, l’un de ses adjoints. Il me dit qu’il les a conviés à assister à notre entretien.

Réaction immédiate de ma part : « C’est toi qui a demandé à me rencontrer, il n’y a aucune raison que d’autres personnes y assistent ». Réplique du maire : « Habib le faisait bien ». Pourquoi évoque-t-il David Habib ? Parce que j’ai été son principal collaborateur à la communauté de communes de Lacq durant près de 20 ans. Je suis heureux qu’il le prenne ainsi pour référence !

Je reste ferme sur mes positions me doutant bien que, s’il a fait appel à du renfort, ce n’est pas pour engager un dialogue constructif. La suite de ses propos le prouve : « Tu n’es pas un peu pinailleur, toi ? Tu es un frustré ». Vu le tour que prennent les choses, et ne voulant pas m’engager dans une bagarre de roquets (un seul suffisait), je tourne les talons sans même lui demander ce qui pourrait selon lui nourrir ma frustration.Et puis j’ai passé l’âge de me laisser insulter par les petits chefs de sous-préfecture.

Cette rencontre au sommet se sera déroulée à la porte du bureau du maire et aura duré en tout et pour tout 15 secondes. Un record.La démocratie participative a aujourd’hui fait un grand pas à Oloron ! Un motif de satisfaction tout de même : vu sa réaction, je suis persuadé qu’Hervé Lucbéreilh est un lecteur attentif de mon blog… dont à l’évidence il n’apprécie pas le ton.

2 commentaires sur « Et ma rencontre avec le maire d’Oloron dura à peine 15 secondes ! »

  1. Oserais-je l’avouer : la description de la scène me fait irrésistiblement penser à un film, dont je tiens à rappeler qu’il est étudié, analysé, disséqué, à Sciences-Po. C’est dire la référence!
    Entrée en scène de Raoul Volfoni accompagné de ses factotum Tomate et Théo. L’œil mauvais, il vitupère :
    « « Mais y connaît pas Raoul ce mec ! Y va avoir un réveil pénible… J’ai voulu être diplomate à cause de vous tous, éviter qu’le sang coule… Mais maintenant c’est fini… je vais le travailler en férocité… le faire marcher à coups de latte… À ma pogne je veux le voir… Et je vous promets qu’il demandera pardon !… Et au garde-à-vous ! »
     » J’vais lui montrer qui c’est Raoul. Aux quatre coins d’Oloron qu’on va l’retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle. Moi, quand on m’en fait trop, j’correctionne plus : j’dynamite, j’disperse, j’ventile ! »

    Il faut rappeler que le Raoul, il a quelques petits secrets à cacher et il préfèrerait qu’on ne mette pas le nez dans ses affaires. Il est tendu.

    Logiquement, je ne désespère pas d’assister à une tentative de réconciliation autour d’une bouteille, pas forcément bonne, où les langues se délieraient:
    -« Ça me rappelle une petite vieillerie qu’on avait vu du côté de Mourenx » (juste pour la référence à la remarque, qui devait se vouloir impertinente, de Hervé Volfoni)
    -« Raoul, dis-moi, elle aurait pas comme un petit goût de cachotterie cette volonté d’intimidation? »
    -« Y’en a! »
    -« Et ça ressemblerait pas un peu à de l’autoritarisme que de ne pas accepter de se soumettre à la loi? »
    -« Y’en a! »
    -« J’ai connu un élu qui se comportait comme ça, en 2012, seulement, on a dû arrêter sa réélection, il y a des électeurs qui devenaient pertinents. Ils l’ont renvoyé à ses conférences internationales »

    D’un naturel plutôt paisible, je n’attends pas un échange de bourre-pif, mais juste rappeler que la démocratie, au sens noble du terme (parce que, oui ce peut être une noble activité), exige un minimum de respect des élus pour leurs administrés. Si tant est qu’ils souhaitent être respectables.

    Je retourne voir « Les tontons flingueurs » : c’est plus marrant.

    (Toute ressemblance avec des personnages existants……. ne serait pas forcément fortuite ou involontaire)

    J'aime

    1. Excellent, votre commentaire ! Vous avez là des références que je ne renierais pas. Pour rester dans le même registre, j’ai eu le sentiment d’avoir affaire à Joe Dalton accompagné de deux de ses frères.

      J'aime

Les commentaires sont fermés.