Bourdouleix, un individu qu’Oloron peut s’honorer de ne pas avoir reçu


Hervé Lucbéreilh avait pourtant fait les choses en grand : envoi d’un courrier à toutes les forces vives du département, communiqués de presse, mise à disposition de la mairie d’Oloron. L’objectif étant de rameuter le plus de monde possible pour la réunion que devait tenir ici en ce milieu de semaine Gilles Bourdouleix, président du Centre national des indépendants et paysans (CNIP).

Le CNIP, ce groupuscule de droite dont Hervé Lucbéreilh est l’un des secrétaires généraux adjoints. On aurait pu finir par l’oublier tant le maire d’Oloron était resté discret sur son appartenance au CNIP lors des deux dernières compétitions électorales auxquelles il a participé. Mieux, sur son site Internet de la campagne municipale, il reprenait en décembre 2013 un article de Sud-Ouest où il se disait « libre de toute attache politique » et ayant délaissé le CNIP.

Mercredi dernier, patatras ! Selon la version officielle, un incident technique a cloué l’avion de Bourdouleix au sol, l’empêchant de venir jusqu’à nous. On ne s’en plaindra vraiment pas. Même Le Figaro juge le président du CNIP « sulfureux », rappelant qu’il avait été condamné en 2014 pour apologie de crime contre l’humanité après avoir estimé qu’Hitler «n’avait peut-être pas assez tué» de gens du voyage.

Avant la sentence, Hervé Lucbéreilh avait estimé que ces propos inadmissibles constituaient juste une « maladresse de langage ». Nous n’avons pas, à l’évidence, les mêmes valeurs. Fréquenter un individu comme Bourdouleix, très peu pour beaucoup d’entre nous. Il faut croire que d’autres, probablement par ambition, s’en accommodent. Que ceux-là se souviennent du dicton : « Dis-moi quels sont tes amis, je te dirai qui tu es ».

2 commentaires sur « Bourdouleix, un individu qu’Oloron peut s’honorer de ne pas avoir reçu »

  1. Vous sachant particulièrement attaché à la liberté de la presse, je ne résiste pas au plaisir de vous signaler ( à supposer que vous je le sachiez déjà) que le regrettable Bourdouleix, histoire de donner plus de poids à ce qu’il pense être des idées, s’est fait bêtement prendre en voulant faire paraître dans le courrier des lecteurs de journaux de sa région, un article rédigé par ses services mais signé par un prête-nom. On voit le niveau!
    Il faut dire qu’il a également la fâcheuse habitude de convier ses supporters aux réunions de quartiers pour leur faire poser les questions qu’il a préparées (source : Ouest-France).
    Bel exemple de démocratie participative…
    Au delà de ces considérations, quelles pourraient être les raisons de ce revirement ? Peur de ne réunir que peu de monde ? Crainte de rappeler aux électeurs les références politiques de Monsieur le maire ? Soudain, et hélas bref, accès de bon sens ?
    J’espère lire prochainement sinon une réponse argumentée, au moins quelques pistes de réflexion.

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    1. Vous l’avez peut-être compris, en ce moment je ne suis pas trop dans les papiers de Monsieur le maire. Difficile donc de répondre à vos interrogations.
      La valse-hésitation de Lucbéreilh (je trompette que je suis adhérent du CNIP, puis je n’y suis plus, puis j’y suis à nouveau) est, elle, parfaitement compréhensible : il faut bénéficier de l’appui d’un parti pour se présenter à toute élection qui passe; à partir du moment où il s’est lui-même fermé les portes de l’UMP, il part draguer le parti de droite d’à côté. C’est ce que l’on appelle avoir des convictions politiques

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