Mais où est passé le train d’atterrissage du Rafale ?


Sites de construction du Rafale

Le Qatar signera donc demain le contrat officialisant l’achat de 24 avions de combat Rafale. L’AFP publie une infographie (photo) présentant les caractéristiques, sites de construction et chronologie de ce fleuron de l’industrie aéronautique française. La liste des sites de construction a interpellé l’Oloronais que je suis.

Sont énumérés et apparaissent sur une carte de France les lieux où sont construits le fuselage, le tronçon arrière et la dérive, la verrière, les ailes, le moteur, les commandes de vol, le radar et l’avionique, ainsi que le site où est réalisé l’assemblage final de l’appareil.

À moins que celui qui est présenté comme le meilleur avion du monde n’ait été conçu pour se poser sur le ventre, il manque tout de même à cet inventaire de l’AFP une pièce essentielle : le train d’atterrissage, pas moins.

Et c’est là que l’Oloronais sursaute. Car ce train d’atterrissage est construit dans l’usine Messier-Bugatti-Dowty du groupe Safran implantée à quelques pas de sa cité, à Bidos, usine qui emploie nombre de ses concitoyens dans ses 800 salariés.

Comme le rappelle le site Internet de Messier-Bugatti Dowty, : « l’usine réalise et/ou assemble le train avant et les trains principaux des Airbus A318/A319/A320/A321, le train avant des Airbus A330/A340 et le train avant de l’A380. De plus, elle réalise les amortisseurs des trains avant et principaux du Boeing 787 Dreamliner…… le site de Bidos couvre également les programmes Falcon 900, 2000 et plus récemment le 7X, le TBM 700, les ATR 42 et 72, le Superjet 100, le Rafale (versions marine et terrestre), l’Airbus A400M ainsi que les hélicoptères Super Puma, Dauphin et Tigre. »

Dommage donc que l’AFP ait ignoré notre petit coin de Béarn dans la liste des entreprises qui contribuent à la réussite technologique…. et commerciale de nombre d’avions…. dont le Rafale.